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Vèbre - Toutes Vos Infos

17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 16:08

Le Porte bûches, premier pas vers le panier

 

7osier168

Les fiches techniques ci-dessous sont extraites de l’ouvrage Vannerie  de Didier Carpentier et Joël Bachelet aux éditions Manu presse 1980 imprimé par Pollina, 85 400, N° 2758 

Chez nous les paniers et corbeille se fabriquaient avec de l’osier rouge appelé blinse en patois.  Il  ne restait presque plus de pieds à Vèbre, j’en ai bouturé plusieurs et nous pourrons à l’avenir avoir suffisamment de  branches pour confectionner quelques paniers et corbeilles.

Vous pouvez aussi utiliser les saules sauvages du bord de l’Ariège Ce sont les branches d’une année qui sont utilisées. L’ouvrage cité ci-dessus en référence  ne  mentionne pas la fabrication des paniers Il faut donc prendre les éléments dans les techniques suivantes.

Le fond circulaire est le même que celui de la corbeille à fleurs en planchette, pour les paniers allongés prendre le fond de la corbeille à pain. Le côté se tresse comme celui de la corbeille à pain et l’anse est celle du porte bûche.

A Vèbre j’ai connu Jean Lafaille qui travaillait très bien les blinses (surnom de la famille: la douceur). La première chose pour pratiquer ce genre d’ouvrage est d’aimer le travail manuel et de vouloir s’investir dans la vannerie. Ce travail n’est pas très compliqué il demande de la patiente , de la persévérance etde la desterité; Je me suis essayé à faire un panier en noisetier et un en blinse le travail était loin d’être parfait mais avec un peu de patiente j’y suis arrivé. Documentation en ligne

http://siubhan.freetzi.com/vannerie/osier.htm http://www.vannerie-de-steph.fr/osier/technique-anse-panier-osier.htm http://pimprenelle34.canalblog.com/archives/2010/04/05/17471114.html http://www.ec-moulin1-villeneuve.ac-versailles.fr/spip.php?article296 Le vannier ci -dessous part sur un panier à cote comme ceux en noisetier et le remplit avec du sole rouge pas mal.

http://carbay.pagesperso-orange.fr/vannier.htm

A la Bibliothèque Nationale sur le site en ligne gallica:

http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&q=vannerie&p=1&lang=fr Nouveau manuel complet de la fabrication de la vannerie, cannage et paillage des sièges / par M. Audiger... -L. Mulo (Paris)-1912  Identifiant : ark:/12148/bpt6k2047223 Source : Bibliothèque nationale de France

Porte-bûches La réalisation de ce modèle commence par la confection du fond. Comme la plupart des fonds en plein rectangulaires, celui-ci doit être tressé dans un blot permettant d'immobiliser les enfonçures et les rives pendant toute la durée du tressage et de maintenir l'écartement. Disposez-les le plus verticalement possible dans le blot en tenant compte de la largeur du porte-bûches (350 mm) et de sa longueur (520 mm). Choisissez pour cela 4 échancrures de même diamètre et 2 rives (enfonçures latérales) d'un diamètre supérieur. Ménagez, pour ces deux dernières, une légère dépression dans les deux mâchoires en bois. De cette façon, vous rétablissez en épaisseur le positionnement de toutes les enfonçures. Adjoignez-leur un petit paquet d'osier pour les amortir. Si les encoches sont bien faites, chaque enfonçure doit pouvoir tenir sans problème en étant parfaitement immobilisée. Rappelons que leur écartement doit être le même. Pour confectionner la clôture à lierre, servez-vous d'un brin assez long. Placez-le devant la rive droite et entrelacez dans les enfonçures en le faisant passer derrière la suivante et devant celle d'après. Arrivé au bord opposé, tournez-le autour de la rive gauche et recommencez l'entrelacement dans le sens inverse jusqu'à la terminaison du 1er brin. Reprenez un second brin, par le pied si vous avez fini par un pied et par la cime si vous avez terminé par une cime. Poursuivez le tressage en répétant ces gestes jusqu'à ce que le rempli atteigne l'extrémité supérieure des enfonçures. Maintenez dans la mesure du possible des écartements constants. Aussi, à chaque contournement des rives, le pouce de la main libre doit exercer une pression opposée à celle exercée par la main opérationnelle qui tire le brin très fort pour le ramener vers le fond. Changez de main à chaque changement- de sens. Si vous désirez masquer complètement les rives, pratiquez de temps en temps des tours « pour rien» et frappez avec une batte les osiers de clôture pour resserrer le tressage. Sortez à présent votre pièce du blot et finissez les bords par un tour de super (chaque entrelacs passant devant un montant et derrière le suivant et sur le brin précédent), destiné à maintenir la clôture en longueur. Rajoutez un brin d'osier, fendu dans sa longueur, dont vous biseautez et pliez les extrémités de telle façon que vous puissiez les rentrer dans le logement des enfonçures latérales.

Cette opération a pour but de stabiliser la clôture en largeur; n'oubliez pas de retailler tous les brins « sortants » qui, en principe, doivent se situer sur un même côté si vous avez pris soin de commencer et finir l'entrelacement de chaque brin du côté extérieur. L'étape suivante se rapporte à l'ourdissage des montants préalablement biseautés. Pour cela, placez le fond devant vous et verticalement, enfoncez le premier montant par le pied dans la partie postérieure du fond, ceci à l'extrémité droite du bord, juste derrière la rive, et rabattez la petite longueur autour du montant vers la gauche, longitudinale­ment. Piquez ensuite le 2e montant, environ 50 mm vers la gauche, tournez et rabattez-le de la même façon en pressant sur le bout précédent. Procédez ainsi avec tous les montants du porte-bûches placés à la périphérie du fond, les montants des petits bouts étant piqués dans la clôture et rabattus devant le bord. Pour terminer la pose des montants, placez le rabat du dernier montant dans la boucle du premier montant ourdi et clouez aux quatre coins du fond un bâton droit de 20 à 25 mm de diamètre et de 350 mm de hauteur. Redressez votre pièce tressée, posez-la à plat sur la sellette et mettez un poids dessus.

Commencez une torche en plaçant 4 brins derrière les 4 premiers montants des grands bords. Entrelacez-les très fermement vers la droite en passant le le" brin derrière le 2e montant, devant le 3e et le 4e montant, puis sur les 2e et 3e brins suivants. Effectuez deux départs analogues sur les deux grands côtés. Poursuivez de cette manière afin de réaliser plusieurs cordons périphériques indispensables à la solidité de l'ouvrage (4 à 5 tours).

Au dernier tour, servez-vous des derniers brins de torche pour commencer une bordure. Continuez cette bordure avec les montants des deux petits côtés du porte-bûches pour terminer de nouveau par une torche sur les grands côtés. Les deux clôtures latérales sont similaires. Employez la même méthode que le fond, clôture à 1 brin dite « à herre ». N'oubliez pas d'entourer les ronds de coins de tours supplémentaires. Commencez et finissez l'entrelacement des brins du côté intérieur pour un meilleur aspect. Arrêter le tressage un peu avant le haut des ronds de bois afin de pouvoir exécuter la bordure supérieure en passant les brins derrière 2 montants et devant les 2 suivants.

Terminez chaque clôture par une bordure de ce type.

 Placez enfin l'élément central de l'anse (10 mm de diamètre) que vous avez préalablement biseauté, dans un logement ménagé au poinçon au milieu des deux bordures. On conseille pour le brin central de l'anse une rigidité supérieure à l'osier. Piquez 4 brins dans les mêmes logements que le brin central, assouplissez-les et enroulez-les les uns dans les autres autour du brin central. A suivre la corbeille à pain et le panier

PJM

Le Castor

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 10:42

Corbeille à pain et Panier Corbeille à pain

 

0 osier158 copie

 

 

 

 

Généralement, les ouvrages en plein impliquent dans leur conformation des composés similaires : un fond, des montants, une ou plusieurs torches, une clôture, un bord et, plus accessoirement, des poignées ou une anse. On retrouvera donc dans l'élaboration de ce petit panier à pain les princi­paux composants. Le travail commence par la mise en place du fond sur croisée. Prélevez d'abord 7 traverses en osier sur des brins de 6 à 9 mm de diamètre et coupez-les de la même longueur (130 mm environ). A l'aide de la serpette, pratiquez dans chacune d'elles une encoche longitudinale de 25 mm, située vers le milieu de leur longueur. Effectuez cette opération en tenant le brin à fendre par une extrémité et en reposant l'autre extrémité sur vous. Enfoncez la pointe de la serpette au milieu de la longueur du bâton, tandis que vous abaissez le manche vers le sol dès que la lame est suffisamment engagée. Cela a pour effet d'ouvrir l'encoche.
Agrandissez celle-ci pour permettre le passage de 3 petits longerons juxtaposés ayant le double de longueur, c'est-à-dire 260 mm. Enfilez par leur encoche les 7 traverses sur les 3 longerons en essayant de les répartir sur la longueur de la manière suivante : la traverse centrale au milieu des longerons, les deux traverses médianes à 30 mm environ de chaque côté de la traverse centrale, et les traverses extérieures jumelées à 30 mm également des médianes.. Il est important de noter que les longerons doivent avoir également la même épaisseur. Si l'un d'entre eux est légèrement plus gros ou plus fin, placez-le au milieu, ceci pour garantir un meilleur équilibre dans l'entrelacement des brins d'osier. Écartez les traverses extérieures et les longerons extérieurs en ménageant un espace constant. De cette façon, les brins concernés préfigurant les futurs montants du fond divisent en 6 secteurs égaux les deux demi-cercles extérieurs formés par les arrondis du fond. Ceci fait, poursuivez en effectuant la pose des brins de ligature du fond, qui consiste à isoler chaque traverse et chaque longeron par un premier entrelacement simple en crocane dans lequel vous passez 2 brins d'osier par-dessous une traverse et par-dessus la suivante en ne tenant pas compte pour le moment de l'écartement des éléments extérieurs.

Placez le 1 er brin sous la 3e traverse, rabattez-le sur la 4e, passez-le sous la 5e, puis sur les 6e et 7e traverses jumelées, placez le 2e brin sous les 1re et 2e traverses jumelées, passez-le sur la 3e, sous la 4e, sur la Se, sous les 6e et 7e traverses jumelées. Passez ensuite le 1er brin sous l'extrémité des longerons en même temps que le 2e sur les mêmes longerons.

Démarrez ainsi deux autres brins dans le même sens et en même temps, mais en les passant initialement sous les 5e et 6e traverses, cette dernière étant jumelée avec la 7e. Continuez l'entrelacement des 4 brins jusqu'à leur terminaison, c'est-à-dire, pendant environ 2 ou 3 tours complets.

Débutez alors le rempli proprement dit avec deux brins d'osier plus fins et entrelacez-les suivant une méthode simple : le travail en super.
Il consiste à entrelacer les brins d'osier en les passant derrière une traverse ou un montant, selon qu'il s'agit d'un fond ou d'un côté, et en rabattant sur la suivante chaque brin, l'un après l'autre et l'un passant sur l'autre.
Ce travail nécessite évidemment 2 brins de doublage. Répétez ces gestes en prenant soin de bien dissocier les traverses et les longerons jumelés et de bien tirer vers le bas les brins d'osier après chaque entrelacs.

Cette recommandation est importante surtout pour le départ des fonds. Pour remplacer un brin, deux possibilités s'offrent à vous : si les montants sont assez rapprochés, arrangez-vous pour que le brin « finissant » soit sur l'intérieur, repoussez-le avec le pouce pendant que vous glissez le nouveau brin à côté de lui. Les extrémités des brins « finissant » et « commençant » dépasseront d'un côté et de l'autre du fond. Vous les couperez au moment de la finition, en même temps que tous les autres.

Si les montants sont espacés, glissez le nouveau brin sous ce brin finissant et à gauche de celui-ci. Là encore on remplace ordinairement un pied par un pied et une pointe par une pointe. De la même façon, on abandonne volontiers une pointe trop fine vers l'extérieur.

Veillez tout au long du montage à maintenir l'écartement constant. Lorsque votre fond est terminé, rectifiez tous les brins qui dépassent et préformez au poinçon les logements des 40 montants. Orientez l'extérieur du fond dans la partie convexe, ainsi les traverses et les longerons pourront reposer sur un plan plat. Enfoncez chaque montant par le pied sur une longueur de 40 mm environ après les avoir taillés en biseau et pliez-les en pratiquant un très léger défoncement à l'endroit de la pliure avec une lame d'épluchoir. Rappelons que les pliures doivent se faire à la sortie des montants du fond. Pour plus de maniabilité, immobilisez le fond sur la sellette de telle façon qu'il puisse tourner sur lui-même, faites-le en enfonçant un poinçon ou un tournevis au milieu du fond, entre deux longerons.

Exécutez à présent le cordon périphérique en serrant bien l'osier, puis placez de nouveaux brins d'osier à la base de chaque montant afin de commencer la clôture crocane à un brin, chaque brin étant passé derrière un montant et devant le suivant, le placement s'effectuant en intercalant les brins à tous les montants et en posant le 2e sur le 1 et, le 3e sur le 2e, etc.

Cette méthode donne une grande régularité à la clôture, aussi est-elle très employée pour le travail de l'osier. Attention, les montants ont généralement tendance à s'orienter dans le sens opposé au tressage. Aussi veillez à maintenir leur inclinaison et leur bombement pendant tout le montage de la clôture en décalant chaque tour vers l'extérieur. Terminez la clôture par un second cordon périphérique et amorcez le bord natté de la manière suivante : coupez pour commencer 3 brins d'osier en biseau et enfilez-les de l'intérieur dans 3 boucles extérieures et consécutives choisies dans le cordon (A), en tenant compte du sens du tressage, l'inverse du sens des aiguilles d'une montre. Rabattez vers vous le 1er brin derrière le 1er  montant et devant le 2e montant (B). Pliez le 1er montant et accouplez-le avec le 1er   brin (C). Pliez le 2e montant en l'isolant des précédents brins par un court segment d'osier (D) en l'orientant vers vous. Rabattez, toujours vers vous, le 2e brin d'osier en le couplant avec le 2e montant précédemment rabattu (E). Rabattez ensuite le let montant, accouplé au let brin, devant le 2e montant et 3e montant vertical en le faisant passer sur le 2e montant rabattu et le 2e brin et en le rabattant vers l'intérieur derrière le 4e montant vertical (F). Pliez le 3e montant, puis rabattez vers vous le 3e brin et le 3e montant sur le 1 et montant et le 1 et brin (G) en les passants devant le 4 e montant. Ramenez le 2e montant et le 2e brin devant les 3e et 4e montants puis derrière le 5e  montant en les passants sur le 3e  montant plié et le 3e  brin (H). Rabattez vers vous le 1er brin et le 1er  montant tout en pliant le 4e  montant et faites-les passer sur le 2e  montant et le 2e  brin et devant le 5e  montant vertical (I). Ramenez le 3e  montant et 3e  brin devant les 4e  et 5e montant en passant sur le 1er  brin et sur les 1er  et 4e  montant et derrière le 6e  montant (J). Pliez le 5e montant et ramenez le 2e montant et le 2e  brin derrière le 5e  montant et devant le 6e  et sur le 3e  brin et le 3e  montant (K). Laissez le 1er brin à l'extérieur et ramenez uniquement vers l'intérieur le 4e montant et le 1er montant devant les 5e  et 6e  montant, sur les 2e  et 5e  montant rabattu ainsi que sur le 2e  brin (L).

Répétez ces mouvements tout le long de la bordure, en laissant successivement de côté le 2e brin, le 3e  brin, le 1er  montant, le 2e,  le 3e, etc. De cette façon, la bordure comportera trois passages à l'intérieur et deux à l'extérieur. Serrez bien tous les brins à chaque rabattement et exécutez  proprement les pliures des montants. Continuez la bordure jusqu'à ce qu'il ne reste plus de mon- ­tant à plier. Terminez en repassant les derniers osiers de l'extérieur dans les premières boucles en respectant l'ordre de mise en forme et le dessin des torsades. Rectifiez au sécateur, ou à la pince coupante, tous les brins extérieurs et intérieurs.

corbeille

 Corbeille à fleurs en planchette.

Voici un exemple très représentatif du travail en planchette qui s'applique ici à la clôture du modèle. Cette méthode nécessite un nombre impair de montants. Pour cette raison, vous apporterez beaucoup de soin dans la confection du fond, et dans la pose des montants. Le démarrage du fond est, sur bien des points, analogue à celui de la corbeille à pain, notamment en ce qui concerne le fendage des trois traverses identiques de même longueur que le longeron unique. La différence essentielle est que les traverses sont ligaturées en étant jumelées et que l'on ajoute un demi-longeron supplémentaire, de cette façon le cercle obtenu en écartant les brins, une fois la ligature faite, se décompose en neuf secteurs sensiblement égaux. Lorsque vous aurez effectué la ligature des brins et le partage, commencez une clôture en super en enroulant un brin de 2 mm autour de la croisée et en maintenant les traverses. Au 3e tour de ligature, partagez les bâtons de croisée en faisant des paires. Écartez-les suffisamment pour qu'ils gardent leur position. Attendez plusieurs tours de tressage avant de les séparer tous de façon qu'ils constituent les rayons du futur fond. Continuez ainsi jusqu'à l'extrémité des rayons et veillez à conserver un bon espacement entre eux ; le rond tressé doit avoir un diamètre de 170 mm. Taillez les 17 montants, enfilez-les par le pied dans la clôture du fond de chaque côté des rayons selon la disposition du dessin. Rabattez-les verticalement en vous aidant d'un épluchoir pour les pliures et maintenez-les groupés en les passant dans un cerceau, cela facilitera la tâche. Exécutez après cela plusieurs cordons d'une torche à 3 brins (passant devant 2 montants et derrière le montant suivant) pour consolider l'embase. Placez pour cela un brin en bas des 3 montants de départ. Rabattez le 1 er devant les 2e  et 3e  montant en passant par-dessus les 2 brins suivants et derrière le 4e  montant. Agissez de la même façon, brin après brin, sur plusieurs tours. Débutez à la suite de la torche une clôture en planchettes à 4 brins en démarrant par des gros brins. Prenez-en de longueurs différentes pour éviter les raccordements simultanés. Alignez-les derrière le 1er montant et passez-les derrière le 2e, devant le 3e, derrière le 4e, devant le 5e, etc. Remplacez les brins « finissants » en coinçant les nouveaux entre le montant des premiers. Espacez progressivement les montants en cours de tressage de manière à arriver à un cercle de 280 mm à la hauteur de la partie ventrue. Enlevez alors le cerceau et rassemblez provisoirement les montants verticaux. Poursuivez le montage de la clôture à 4 brins jusqu'à ce que vous retrouviez de nouveau un cercle analogue au premier. Pratiquez alors une ouverture sur 4 intervalles, c'est-à-dire de la largeur de 5 montants et évasez de nouveau la forme en décalant l'ouverture d'un montant toutes les 3 rangées, puis toutes les 2 rangées. Terminez le corps de votre ouvrage en rabattant chaque montant devant les 2 suivants, et derrière le 3e de manière à former une bordure. Choisissez pour l'anse un brin plus épais, biseautez-le de chaque côté et insérez-le dans la clôture à la hauteur de la 8e rangée puis dans la 26e rangée à partir du bas et dans l'axe de l'ouverture. Prenez ensuite un second brin que vous biseauterez et que vous insérez au même endroit que l'anse dans sa partie inférieure. Assouplissez-le et effectuez 4 torsades autour de l'anse. Passez le brin dans la clôture, ressortez-le de l'autre côté au niveau de l'attache et enroulez-le de nouveau dans le même sens jusqu'à l'attache inférieure où vous le piquez de l'autre côté de l'anse. Procédez ainsi deux fois de suite avec deux autres brins, l'un piqué en haut, l'autre en bas.

 

paillassou 0008

corbeille fleur anse.

 

 

Le panier en osier figure en photo ci-dessus.

Le fond du panier.

Le coté Attache de l'anse du panier. Panier de débutant. Fiche suivante le Paillassou.

 

 

 

 1 osier162 copie

     2 osier161

Le coté

 

 

3 osier180 

 Attache de l’anse du panier

 

 

5 osier160

4 osier159 copie d 

 

6 osier163

Panier de débutant 

  8 osier jm 164    

9 osier jm167 11 osierjm165Fiche suivante le Paillassou.

PJM

Le Castor

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:20

  Vèbre chemins Faisant - Vannerie Fin

La Paille - Le Paillassou ou Paillasson

4--fabrication-du-pain-chez-soi.jpg

Je n'ai pas connu à Vèbre de vannier travaillant la paille. Il y en avait dans le temps mais ils sont partis sans transmettre leur savoir faire. J'en ai connu un à Appy, Noël, il m'avait expliqué rapidement comment procéder. La paille qu'il utilisait était celle du seigle car plus longue que celle du blé. Les ustensiles en pailles étaient surtout utilisés pour manipuler le grain et faire lever la pâte à pain. Les pains ronds avaient ainsi une forme et un poids toujours identique. La paille est au même titre que l'osier et le jonc un matériau jouissant en vannerie d'une certaine popularité. Elle se travaille de plusieurs façons, parmi lesquelles nous distinguerons le laçage, le tressage, le collage.Paille lacée Les objets en paille lacée ont, comme un grand nombre d'objets tressés, une fonction pratique : table, bonbonnière, crêpier, boîte, ruche, etc. La pratique de leur confection est également très ancienne. Bien que ces objets n'aient pas eu la même valeur symbolique que les objets tressés, ils ont de tous temps été appréciés pour leur mise en oeuvre simple. La gamme des matériaux employée est assez étendue. Elle va des principales céréales aux graminées les plus communes que l'on trouve un peu partout. La paille lacée désigne la manière d'enrouler en spirale une sorte de faisceau continu par une éclisse torsadée. L'enroulement s'opère à partir du centre de la pièce vers l'extérieur selon une méthode apparentée à celle du colombin dans le travail du raphia et des fibres sur canne. La différence tient au fait que le laçage n'a pas ici un rôle essentiellement décoratif comme dans la deuxième méthode, il sert à rendre solidaire les brins de paille du colombin, qui ne constituent pas ici un corps de structure stable contrairement à l'âme dans la méthode du colombin (rotin, osier, corde, etc.). Les matériaux le plus souvent employés dans cette sorte de vannerie sont le blé et la gane. Ce dernier est une herbe très commune que l'on récolte dans des endroits humides. On la ramasse dans les champs et les forêts au début de l'hiver quand les tiges sont montées et séchées. La paille se travaille comme le blé et les autres graminées, orge, avoine, seigle, très apprécié pour la longueur de ses pailles. Le blé est généralement coupé à maturité. Choisissez de préférence un blé naturel poussé sans engrais. Il se reconnaît par sa plus grande souplesse, tige moins cassante. Le séchage de la paille s'opère au soleil en étalant les gerbes sur des claies. On peut aussi suspendre les gerbes aux poutres d'un atelier bien sec pour éviter qu'elles ne moisissent ou encore les faire sécher dans un four tiède dont on prendra soin d'ouvrir la porte pour éviter la combustion. La paille séchée peut se conserver très longtemps mais, avant de servir à la réalisation d'un ouvrage, elle doit subir une petite préparation qui se résume à un épluchage systématique des brins pendant lequel on enlève les feuilles et la cime. Bien que le laçage demeure assez simple dans son principe, la paille doit être manipulée avec précaution. Les brins, n'étant pas de structure homogène, se tordent et se plient facilement, d'où la difficulté principale du travail de la paille par rapport au travail du rotin par exemple. Le lien permettant de réaliser le laçage est généralement une éclisse d'osier ou de ronce. La première peut être utilisée avec ou sans sa peau, suivant le parti décoratif adopté, l'une ayant l'aspect clair de l'osier pelé, l'autre l'aspect plus foncé de l'osier naturel. Les brins d'osier choisis se coupent vers le mois de décembre, après les premières gelées. On les laisse à l'air tout l'hiver. Ils se travaillent en principe sans trempage. Élaguez d'abord, pelez-les, si besoin est, puis fendez-les selon la méthode employée pour l'osier blanc après leur avoir enlevé la moelle au couteau en raclant les brins sur toute leur longueur. Choisissez des brins d'osier sans branchette car ils sont souvent plus rectilignes, donc plus faciles à travailler. Le fendage est exécuté à l'aide d'un fendoir à 3 ou 4 ailettes. Il vous faudra le réaliser vous-même dans un bois dur tout comme la petite lame en bois dont on se sert pour pratiquer les logements du lien en écartant les spires du colombin. Une pince vous sera utile pour maintenir les spires lors des premiers enroulements. Pour le débitage des osiers et le fendage des brins, prévoyez également un couteau. Les assemblages des éléments rapportés se feront par l'intermédiaire de pièces en bois ou en métal vissées et de fil métallique. Dans le cas où vous choisissez une ronce comme lien, vous devez procéder obligatoirement à son épluchage. L'avantage sur l'éclisse d'osier est sa plus grande longueur, mais sa préparation est également beaucoup plus longue. Pas de fils, pas d'agrafes, le montage des spires se fait exclusivement avec la paille et les éclisses. Avant de commencer la réalisation d'un modèle en paille lacée comme ceux qui vous sont présentés ici, fendez un certain nombre de brins afin d'obtenir suffisamment d'éclisses pour enrouler toute la paille. Prenez une poignée de paille correspondant à une section de faible diamètre et ajustez tous les brins en les faisant buter verticalement sur une surface plane, la paume de la main gauche par exemple, de façon qu'ils commencent au même endroit. Effectuez une petite ligature pour réunir les brins « commençants» alignés au point de départ. Enroulez plusieurs fois l'éclisse sur elle-même puis continuez par un enroulement en spirale en décalant chaque spire d'éclisse de la largeur de celle-ci. Immobilisez l'extrémité du colombin avec une pince plate, enroulez l'éclisse sur une dizaine de centimètres environ, rabattez le cordon de paille nouvellement constitué autour de la pince et repassez l'éclisse extérieure dans toutes les spires du segment précédent. Ce principe d'assemblage des segments du colombin est conservé jusqu'à la fin de l'ouvrage, l'éclisse servant à lier les segments. Répétez donc ces gestes en augmentant progressivement la section du colombin par apport de brins supplémentaires pour arriver à un diamètre constant de 15 mm environ, s'il s'agit d'une herbe, et de 20 mm, s'il s'agit de blé. Choisissez des brins de longueur inégale pour éliminer la faiblesse de résistance dans la confection du colombin. De cette façon, les remplacements s'échelonnent plus régulièrement. Maintenez les dernières spires du lien fermement tout au long de l'enroulement. Pour conserver une épaisseur constante du colombin, prenez soin d'ajouter un nouveau brin à chaque fois que l'enroulement passe l'extrémité d'un brin «finissant». Effectuez chaque reprise de l'éclisse dans les spires de l'enroulement du dessous en vous aidant d'une lame en bois que vous glissez entre l'éclisse et la paille. Enfilez ensuite l'extrémité de l'éclisse dans ce logement préformé et tirez de manière à rapprocher les deux segments du colombin. Lorsqu'une éclisse est terminée, passez l'extrémité « finissante » sous les deux spires du segment précédent, tirez-la puis rabattez-la le long du segment précédent. Pratiquez ensuite un logement avec la lame en bois, entre les deux segments à la hauteur des dernières et avant-dernières spires du lien. Glissez la nouvelle éclisse dans le logement et rabattez le brin « commençant » de celle-ci vers l'avant en le passant derrière la dernière spire. Le brin commençant doit être placé à l'intérieur de votre ouvrage. Laissez 10 mm. Tirez légèrement la nouvelle éclisse vers vous et continuez ainsi l'enrou­lement. Les changements de plans s'effectuent très simplement en rabattant le colombin dans le nouveau plan. Là aussi, vous pouvez recourir à l'emploi de moules dans certains cas. Pour terminer votre ouvrage, laissez mourir votre colombin sur le segment précédent en cessant de lui apporter des brins supplémentaires; comme pour les raccordements d'éclisses, rabattez le brin « finissant » et glissez-le derrière les spires du segment inférieur.

5-fabrication-du-pain-chez-soi.jpgTable ronde Deux parties principales constituent la table circulaire à piètement central: le plateau et le piètement, parties réalisées indépendamment l'une de l'autre. Les deux pièces comportent un enroulement simple par spirale unique, on compte 29 tours de colombin et 3 sur le bord pour le plateau. Notons que l'enroulement du pied s'effectue par le haut, autour du support central en bois reposant sur une plaque circulaire en peuplier.

Boîte cylindrique Les deux parties de cette boîte cylindrique sont réalisées en blé et lacées avec des éclisses d'osier à peau. Le montage est effectué par enroulement simple d'un colombin en spirale.

Le tour de main du vannier demande une grande maîtrise de cette matière, aussi arrive-t-il qu'à la fin d'une journée labo­rieuse, vos mains soient quelque peu endolories et que vous ayez des crampes. Il n'y a plus de paille au village mais vous pouvez utiliser à sa place le jonc;

Photo lulu

PJM

Le Castor

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 18:23

La confection de Paniers et Corbeilles en noisetier.

    1 noisetier 176 copie

 

  Vieux panier de travail  

Enfant je regardais mon père confectionner des paniers  en  hiver. Il m’expliquait alors comment  ils les faisaient. Le plus important est de trouver les bons rejetons de noisetier. Il faut couper  des jeunes pousses bien droites et avec le moins de ramifications possibles.  Si les trop jeunes ne conviennent pas prendre des pousses de 1 à 2 cm de diamètre. Les plus jeunes, laissez les grossir pour l’année suivante.

J’ai trouvé sur la toile deux sites bien conçus qui nous donnent la technique de tissage des paniers, car il s’agit du plus ancien tissage de l’humanité.

Le premier  «les mains au panier» est fait par une personne du Bigorre sa technique est semblable à celle utilisée chez nous. Le site est très bien documenté en photographies. Je trouve que c’est un excellent document de travail. Reportez – vous y pour débuter votre apprentissage de vannier.

http://panier.over-blog.com/article-la-clematite-37714716.html

Le second est bien fait également. Il utilise du contreplaqué pour avoir un gabarit et monter ainsi des paniers de même taille parfaitement réguliers.

http://www.vannerie-de-steph.fr/noisetier/technique-vannerie-noisetier.html

Pour lever

Quelques différences.

Chez nous l’anse est faite dans un noisetier pelé (escoutchal); en Bigorre ils torsadent trois jeunes pousses; les côtes  dépassent de l’écusson chez eux puis sont coupées à ras après la fin du tressage; chez nous la bordure est plus grosse ce qui permet de bloquer les cotes sans les faire dépasser de la rosace au montage.

Nos paniers étaient destinés au travail et donc ils étaient plus grossiers et plus robustes. Pour un travail plus fin il convient de travailler les éclisses en leur enlevant la petite membrane extérieure  et en égalisant les bords. Les côtes sont taillées dans le bois qui a fourni les éclisses. Les couper  à la longueur désirée et amincir les deux extrémités. Le diamètre doit être régulier, les amincir et les  lisser pour un travail fini.

Pour lever les éclisses, faire une entaille dans le bois à une dizaine de centimètres (la largeur de la main) au dessus de l’endroit où à été coupé le rejeton, plier légèrement  ce rejeton sur le genou l’entaille à l’extérieur, l’écorce doit se lever toute seule. Décaler la branche vers le haut, la replier à nouveau sur le genou et continuer jusqu’à l’extrémité; après avoir levé une éclisse, continuer à en lever sur l’écorce restante et ainsi de suite. L’écorce doit être utilisée verte  et sitôt levée. En saison chaude tenir les rejetons fraichement coupés dans l’eau pour ne pas qu’ils sèchent.   1 noisetier 177 D

 

Ici le cerceau qui constitue l’anse est fermé sur le bas du panier. Il est doublé par deux  côtes de part et d’autre; ils sont liées sans séparation contre celui-ci pour  le renforcer.

 1 noisetier 192

Travail Giroumeto.

 

  2 noisetier 190

  

 

Détail intérieur de la rosace et insertion des côtes

  3 noisetier 174 copie

 

Assemblage sans rosace La pointe servant à maintenir l’anse et la bordure est visible. 

  3 noisetier 0187 copie

 

Rosace d’assemblage, extérieur.

 

  4 corbeille185 copie

  

Corbeille

La corbeille a une ouverture plus large que le panier, elle est aussi plus plate. Destinée à recevoir de lourdes charges la côte principale n’est pas fermée en anse à panier.

  4 corbeille185 D copie

Toute la charge repose sur la côte principale elle fait  de 4 à 5 cm de diamètre. A chaque extrémité se trouvent les poignées de 15 à 20 cm puis une encoche de l’épaisseur de la bordure. Le bois entre les encoches est ensuite évidé à la plane. La bordure est bloquée par le rebord de la poignée.

Le reste du travail est identique à celui du panier. 

  4 corbeille 173

 

Les premières côtes sont prises sous la rosace les autres insérées plus bas.

 

 

  4 corbeille 182 copie

  4 corbeille 182 D

  4 corbeille 183 copieL'âge venant les corbeilles s'usent le patron aussi et souvent il les rapiéçait  avec de l'osier rouge (blinse).   4 corbeille 184 D Les éclisses pelées ou brutes sont pliées  face interne vers la côte. Le premier tour commence sur la bordure puis, sous la côte suivante et se poursuit en passant  sur la troisième côte et ainsi de suite jusqu'à la bordure opposée, là faire un tour complet puis tordre l'éclisse d'un demi tour pour que sa face interne passe sur la première côte et continuer.

 

  4 noisetier 191

  5 noisetier 177 copie

Prochain article les Paniers d'Osiers

PJM

Le Castor

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 22:46

Ariège - Pyrénées – Vèbre - Les Traditions du Village

Ce chapitre rappelle les us et coutumes de l’époque ainsi que les évènements festifs divers (La Chandeleur, Abattage du cochon, dépiquage et vendanges)…et la liste n’est pas exhaustive.

Ce blog mentionnera l’ensemble des articles relatifs à ce sujet.

Pour accéder aux articles correspondants, il suffira de cliquer sur le titre des rubriques ou des liens relatifs à ce sujet pour obtenir l’information requise.

Ce blog est diffusé pour information afin de structurer l’architecture du blog

Vous serez avisés lorsque la version définitive de ce blog sera effectuée

Naturellement ce blog sera mis à jour au fur des informations additionnelles qui y seront insérées

Le Castor

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:00

Ariège – Pyrénées – Traditions - La Saint Martin - La Fête du Cochon

  

 

 

 

Les familles achetaient en novembre, un cochon qui pèse huit à dix kilos. Il était tué quatorze mois après, en janvier de l'année suivante.  Dans les années 60 les cochons furent achetés plus tard , au printemps et plus gros. Le mode de vie ayant changé les familles consommaient moins de lard elles  n’avaient donc pas besoin de cochons aussi gros que par le passé. N'utilisant pas de produit détergent pour faire la vaisselle, l'eau est récupérée pour faire cuire, dès le matin, la nourriture du cochon dans un chaudron en cuivre ou dans le chaudron d’une chaudière(environ 100l).
Ci dessous un texte d’un auteur Ariègeois. Le texte date de1972
La fête de la Saint-Martin, tombant le 11 novembre, se trouve aujourd'hui éclipsée par la fête de la Victoire de 1918. C'est à cette date qu'avaient lieu autrefois la mutation des biens ruraux et la louée des domestiques agricoles, qu'on appelait aussi foire aux domestiques. A Castillon-en-Couserans cette foire se faisait bien à cette date. Mais à une époque difficile à préciser, elle fut reportée à la Saint-Marc, le 25 avril, date trouvée sans doute plus propice en raison des travaux champêtres qui sont alors sur le point de débuter avec les premiers beaux jours. Cette foire était encore pratiquée aux environs de 1900. Tous les gens humbles de la région se rassemblaient à Castillon, dans la rue Nougarol : les fem­mes portaient une quenouille (en ce temps-là on filait dans tous les foyers), et les hommes arboraient une houlette de berger (la vie pastorale était alors très active). Pour un an, ils vendaient leurs services aux maîtres les plus généreux qui venaient louer leurs domestiques.
Le tirage du vin nouveau se fait aussi à la Saint-Martin comme le déclare le proverbe

Per Sant-Marti,                               A la Saint-Martin,

Tastaràs toun boun bi.                    Tu goûteras ton bon vin.
Selon la coutume, on invite ses amis et proches voisins pour procéder à cette dégustation. En retour, on est invité par ces mêmes voisins et amis pour goûter leur propre récolte. En cette occasion on s'attable volontiers pendant de longs moments et on discute surtout de la valeur du vin nouveau.
Autrefois on mettait le cochon à mort à cette date,
comme le
confirme le proverbe
Tüo toun porc per Sant-Marti,        Tue ton cochon à la Saint-Martin,

E coubido toun besi.                       Et invite ton voisin.
Cependant, à l'heure actuelle, on retarde bien souvent cette mise à mort jusqu'en décembre ou janvier, sans date fixe, de façon que la viande soit préparée par temps froid.
La fête du cochon est la plus belle de l'année, disent nos paysans. L'animal à sacrifier est pour eux une petite fortune, car il constitue la seule réserve de viande pour toute l'année, et le proverbe déclare:

Le que n'a pos un porc,                  Celui qui n'a pas un cochon,
Un oustal è un ort,                          Une maison et un jardin,

Tant bal que siô mort.                     Tant vaut-il qu'il soit mort.
La mise à mort de la bête se fait selon des rites séculaires et avec des soins attentifs. Autrefois on observait la phase de la lune, car les mites risquaient d'attaquer jambons et saucissons si l'opération se faisait pendant la nouvelle lune. A Verniolle (canton de Varilhes) on respecte encore cette observance.
La veille divers préparatifs ont eu lieu : le pétrin, utilisé à deux fins comme on va le voir, est à moitié rempli d'eau afin de lui assurer une étanchéité parfaite. Le grand chaudron de cuivre, la pai­rolo beuralhèro, a été bien récuré, en même temps que deux autres chaudrons de plus petite taille[ le casset  note Pjm]. Le beuralh du soir est supprimé afin que les intestins du cochon soient moins encombrés.
Le lendemain matin, de bonne heure, la ménagère a suspendu le grand chaudron à la crémaillère, l'a ensuite rempli d'eau et a allumé un grand feu dessous. Pendant que l'eau chauffe, les sacrificateurs se sont approchés de la pourcatièro dans laquelle la bête sommeille encore. On vient annoncer au condamné que son pourvoi en grâce a été rejeté. Si on ne lui offre pas une dernière cigarette, comme aux condamnés humains, on le tente cependant avec une poignée de maïs. Et pendant qu'il relève légèrement le groin et entrouvre ses mâchoires pour mastiquer les grains, traîtreusement le nœud coulant d'une solide corde vient entourer son groin et passe derrière ses défenses. Le nœud est vivement resserré pendant que deux solides gaillards le prennent chacun par une oreille. Sous l'effet de cette brusque attaque, instinctivement, l'animal recule. Mais le bourreau tire sur la corde, tandis que d'autres mains puissantes se plaquent sur les fesses de la bête ; et, bon gré, mal gré, celle-ci est hissée sur le pétrin renversé et couchée sur le côté...
Une fois mort, il est posé à terre, tandis qu'on remet le pétrin debout. Placé alors dans ce pétrin, il est ébouillanté à grande eau, puis on procède à sa toilette par un raclage soigné qui lui enlève toutes les soies. La bête est ensuite suspendue les tendons d'Achille mis à nu et formant boutonnière, on introduit dedans une solide pièce de bois en forme de porte-manteau, et à l'aide d'un treuil, on hisse le corps jusqu'au plafond, tête en bas.

La tête est d'abord détachée ; puis on ouvre le ventre avec d'infinies précautions pour ne pas détériorer tous les organes intérieurs qui seront utilisés : la vessie, vidée puis soufflée, sera remplie de graisse fondue ; les intestins, bien nettoyés à l'eau courante, serviront à confectionner saucissons, boudin, saucisse. L'animal ainsi vidé passera la nuit à la fraîcheur de l'air, et le lendemain il sera préparé en totalité.  [chez nous il est découpé le lendemain et charcuté le surlendemain ,note P JM.]  On confectionne de grands vases de confit, de lard salé, du saindoux, mais la plus grande attention sera donnée aux quatre jambons après avoir enlevé avec minutie l'os de l'articulation, on sale, on poivre et on coud chaque jambon dans une toile pour l'enfermer ensuite dans un grand coffre en bois où il sera entièrement enfoui dans des cendres de bois ; il se conservera ainsi pendant plusieurs années, si nécessaire [Toutes les familles ne cousent pas le jambon dans du tissus, de même que certaines ne le mettent pas dans la cendre. Tout le monde ne le désosse pas non plus note Pjm ]
Dans les cendres de ce même coffre on enfermera les saucissons ordinaires, dits maigres, car ils renferment surtout de la viande maigre. Lorsque cette viande est hachée, poivrée, salée, bien pétrie, on la goûte en faisant un tastet : on en enveloppe une petite poignée dans un papier et on la fait cuire sur des braises ardentes. Tout le monde la goûte et chacun donne son avis. On confectionnera aussi trois autres sortes de saucissons le saucisson de foie, fait exclusivement avec ce viscère ; le saucisson gras, ou de couennes ; enfin un saucisson fait avec le pancréas, les rognons et de la viande saignante. Ce dernier s'appelle salcissot rous­tisseire, c'est-à-dire à rôtir. Naguère, et vers 1900 encore, il était d'usage de l'accrocher à la cheminée, près du feu, pour le faire rôtir le jour des fiançailles d'un enfant de la maison. Quand il était à point, chacun en mangeait un morceau, et cela portait bonheur aux futurs mariés.
Le repas traditionnel qui a lieu à midi, le jour de la mise à mort,est dit fèsto del porc (fête du cochon). On y déguste spécialement une tranche de filet qu'on fait griller sur des charbons ardents, enveloppée dans un papier huilé. Ce morceau est appelé carbou­nado, en raison de son mode de cuisson. Le repas, qui se prolon­ge une grande partie de la soirée, voit défiler tous les plats tra­ditionnels des grandes fêtes.
Le festin se termine par des chansons en langue du terroir, et spécialement par la itionnelle cansou del porc (chanson du cochon), qui comprend 30 strophes de huit vers chacune. Elle fut composée vers 1860 par un nommé Louiset, né au hameau d'Es­pine, commune de Fougax-et-tradBarrineuf, et que mon père a bien connu. L'auteur, totalement illettré, raconte sa propre histoire étant buveur et joueur, il avait dépensé tout l'argent du ménage nécessaire à l'achat d'un cochon. Sa femme l'ayant sévèrement corrigé, il promet de s'amender et se fait colporteur. Parcourant toute la région de l'Aude où il s'était fixé, il vend toutes sortes de menus objets en chantant sa propre chanson tout le long de sa route. Il ramasse ainsi l'argent nécessaire, achète un cochon et rentre triomphalement à la maison où tout se termine par la fête du cochon. Voici les deux premiers couplets de cette chanson dont je possède le texte entier
Chanson du cochon  voir en fin du chapitre blog .

TRADITIONS ET COUTMES DE MONTERROIR Adelin Moulis éditiond de l'Auteur Verniolle Imprimerie du Champs de Mars Saverdun 1972

Il n’y a pas grand chose à ajouter à cette description qui est tout à fait conforme à ce qui se passait à Vèbre Les proverbes variaient d’une vallée à l’autre ceux cités ci –dessus ne sont pas forcément ceux de chez nous. Certaines personnes du village en citaient souvent, Ils disparaissent avec elles et peu de gens les ont notés.
Les repas du cochon étaient souvent propices à l’évocation des souvenirs de guerre et du mode de vie que nos pères prisonniers ont connus dans les fermes Allemandes.  En dehors de ces quelques occasions ils n’en parlaient que très rarement.
Ces gros travaux nécessitent l'aide des familles voisines.
Une autre chose est à souligner . Les coutumes avaient adoptées le calendrier liturgique , le seul qui existait  au moyen-âge. Comme le peuple était illettré il ne pouvait pas lire le calendrier civil lorsqu’il est apparu. Autre exemples que ceux ci-dessus :les fermages étaient payé à la Toussaint, et non pas au 1er Novembre. Cette date s’explique par le fait que les cultures de l’année en cours étaient rentrées et les céréales pas encore semées ; On pouvait donc changer de patron ou de fermier à cette date Ces coutumes font office de loi , elles ont fait l’objet d’un livre dans les années 1930, j’en reparlerais.
Le grand jour ,mais le cochon n'est visiblement pas de cet avis






























le porc est ébouillanté

 


























puis rasé pour enlever les soies














La pesée

































Le" sacrifice " du cochon

Le cochon est maintenu solidement sur la "meil"
La mort lui est donnée en tranchant l'artère carotide d'un coup de couteau franc. Il doit souffrir le moins possible.
Le sang  s'écoule dans un chodron pendant que la maitresse de maison l'agite constament avec un baton d'un mouvement circulaire pour le défibriner
Photo 1 et 2

1










2



3 ci dessous
Quelques heures avant la chaudière qui sert à faire cuire la nourriture des cochons est remplie d'eau et le feu est poussé pour qu'elle soit bien chaude.
 Aprés le sacrifice la meil est  remise à l'endroit.  La bête une fois arrosée d'eau bouillante les participants la rasent à l'aide de raclettes confectionnées dans de vieilles faux.
Une fois la peau bien nétoyée vient la pesée.
Le porc est accroché par les pattes arrières à une  grande blance romaine   elle même suspendue sous une poutre.
Enfant, les cochons que les familles tuaient pesaient presque tous 200 kilos. Par la suite  le poids à diminué légérement , la graisse et le lard étaient moins prisés.
4 la vage du ventre  ci contre



Aprés la pesée le porc est pendu, par les patess arrières, au plafond de la cave à l'aide d'un treuil en bois.
Le Sacrificateur l'éviscère soigneusement.
Les intestins et l'estomac ainsi que la vessie sont vidés et soigneusement lavés à grande eau sur place ou à la source du manché qui coulait en auteur dans un mur (pour notre quartier).
Une fois lavés ils sont retournés et les vilossitées, intestinales,éliminées à l'aide d'une grosse plume pliée en deux. L'intestin est inséré entre les deux brins et il est tiré de l'autre côté. Le systhéme est simple et très éfficace,il ne faut surtout pas percer les boyaux.Une fois le tout parfaitement nétoyé ils sont gonflés à l'aide d'une canule en roseau puis mis à plat et conservés dans de l'eau vinaigrée.
Autrefois l'épaisseur du lard était mesurée et comparée avec celles des porcs des voisins. A l'époque l'huile était très peu utilisée (trop chère) et toute la cuisine était faite à la graisse.  Les gens de cette époque faisait un travail exclusivement manuel sans l'aide d'aucune machine, travaillaient dehors une grande partie de l'année quelque soit le temps et les chambres n'étaient pas chauffées ou très peu ( quand les gens étaient malades), sans oublier les courants d'air car les cloisons étaient en planches. Au final la graisse était naturellement brulée.
Il ne faut surtout pas voir dans la fête du cochon que le repas le jour du sacrifice. C'est l'aboutissement d'un an de travail pour avoir des provisions de vaindes et graisse pour l'année à venir. Les os salés et les  confits étaient consomés dans l'hiver ,les bas de côte (coustedous ) salés duraient jusque vers la fin du printemps. Les jambons et saucissons étaient consomés principalement en été, et jours de fête.  Pendant cette période nous  finissions la journé à la nuit tombée  et la ménagére n'avait pas toujours le temps de cuisiner , on se rabat donc sur la charcuterie. les oeufs ,les tomates et pommes de terre cuites à l'eau (taillous) pour le repas.
Aprouchats-bous bèlo junèsso

Per entendre qualquis couplets,
Que dins ma cansou bous exphqui
La passiu de1 joc ount me mets
Bous anounci ma tristo chanço
La fenno m'a pensat tuà,
Quand è agut le malur de pèrdre
L'argent del porc al bacarrà
Quand del café ieu m'arretiri
, Per dintrà à l'oustal n'i a des­ pés;
La fenno me dits : « la besino
A tuat le porc, è ieu rés ».
Sus ieu rebiro l'engranièro,
Me dits     te tapi grand bau­rièn ;
Tu nous boutos dins la misèro,
Andé la familho qu'abèn ».
Approchez-vous belle jeunesse
Pour entendre quelques couplets
Car dans ma chanson je vous [explique
Ou me conduit la passion du jeu
Je vous annonce ma triste chance,
Ma femme a failli me tuer,
Lorsque j'ai eu le malheur de perdre
L'argent du cochon au baccara.
Lorsque je reviens du café,
Pour rentrer à la maison c'est ardu ;
Ma femme me dit « la voisine
A tué le cochon, et moi rien ».
Sur moi elle retourne le balai,
Elle me dit  « Je te corrige grand vaurien ;
Tu nous mets dans la misère,
Avec la famille que nous avons »



Source Jean Michel Poncy

Le Pèlerin 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 00:24

Les traditions, la Fête et les coutumes diverses

 

4.1.  Les traditions religieuses passées (à développer)            

4.2.  Les Evènements festifs

4.2.1.  La fête du village

Vèbre avait choisi le 13 octobre comme jour férié pour commémorer à la fois la fin de l'épidémie du choléra et le jour du décès du curé Estèbe qui fut la dernière victime. Chaque année, la commune organisait à cette date, la fête locale. Mais les personnes âgées de la région n'ont gardé en mémoire aucun  propos rapporté par leurs parents ou grands-parents… Le temps a fait son œuvre : Vèbre a abandonné le souvenir du 13 octobre, la fête locale est fixée au vingt-neuf juin, jour de la fête de Saint Pierre, patron de l'église de Vèbre.

Ce jour-là, tous les habitants assistent le matin à la grande messe. Puis l'après-midi les villageois se réunissent sur le Couloumier, pour danser au son d’un l'orchestre. La Place (cabine téléphonique) remplace le Couloumier dans un premier temps, puis dans les années 1964 -1965, les festivités se déroulent à la Pountare. Les habitants se retrouvent pour l'apéritif, et dansent l'après-midi et le soir au son d'un l'orchestre.

Les difficultés rencontrées lors des dernières fêtes ont conduit la municipalité à cesser cette activité.

L’un des objectifs de l’association « Vèbre Chemin faisant » étant de relancer la vie festive au village, peut être revivrons nous, peut être sous une forme différenciée la fête du village. La Pountare, siège de la majeure partie des festivités du village ;

Autrefois ou parfois elle avait ou a lieu ailleurs…..à développer

4.2.2. Le feu de la Saint Jean (Ci-dessous 20 juin 2009)

De nos jours, il a lieu aux alentours du 24 juin au solstice d'été à la Pountare. Un apéritif et un repas commencent les festivités.

4.2.3. Evènements festifs divers ( La Chandeleur, Abattage du cochon, dépiquage et vendanges)

La Chandeleur

On fait des crêpes à la chandeleur, le 2 ou 3 février et des oreillettes pour Carnaval. Les enfants passent dans les maisons du village pour demander des œufs, rares à cette époque, un peu de farine et de lait et cherchent une maman charitable pour faire les oreillettes.

Le soir du mardi gras, toutes les familles font des crêpes. Le lendemain (jour des cendres), le carême commence et pendant quarante jours, on ne mange plus de viande.

En hiver, les soirées sont longues et les villageois se réunissent pour effectuer des menus travaux ensemble, par exemple pour enlever les feuilles sèches de l'épi de maïs. Ils boivent du vin chaud ou mangent des châtaignes.

A la fin des gros travaux, on se réunit autour d'un bon repas chez la famille qui dépique, vendange ou tue le cochon.

Abattage du cochon faire un renvoi vers traditions

Voir chapitre 5.3.4

Le dépiquage et les vendanges

Le Baptême

Autrefois les enfants étaient baptisés très tôt ( entre un et trois jours après la naissance). En effet, il y avait beaucoup de mortalité dans les jours suivant la naissance. Cette cérémonie avait souvent lieu en présence du père de l’enfant, parfois des proches ou des voisins qui remplaçaient le parrain et la marraine. Par la suite, l’on faisait une réunion de famille pour fêter l’événement.

Ci dessous, un menu de baptême en 1965
Menu de baptême

Evènements festifs divers

4.3 Les coutumes diverses
Les traditions culinaires
Le Pain
Dans les temps anciens, jusqu’à la fin des années 1950, chaque famille faisait son pain. La plupart du temps on confectionnait le pain avec la farine blanche de blé que l’on mélangeait avec du métail (mélange de blé et de seigle) . Après avoir pétri la pâte constituée de farine d’eau et de levain, on formait de grosses boules, que l’on déposait dans des « padassous » (panier rond tissé de paille ou de roseaux fins ramassés dans les endroits humides) afin qu’ils prennent forme. Ils levaient toute la nuit avant d’être enfournés dans le four préalablement chauffé (avec douze bûches de bois de hêtre)

 

En règle générale, on faisait le pain tous les quinze jours (environ cinq gros pains) et comme travaillait en bonne collaboration, chacune des ménagères qui venait faire son pain, passait son levain à une voisine qui continuait également le circuit.

Après avoir retiré le pain du four après la cuisson, on vidait un panier de pommes dans le four encore tiède, où les pommes cuisaient tout en restant fermes. Il faut préciser qu’à ce temps là, il y avait beaucoup de pommes de qualités différentes qui n’étaient pas traitées. C’était le fruit principal de l’hiver. Certaines qualités se conservaient jusqu’à la fin juin, ridées et flétries mais de grande saveur.
Le four à pains ( voir photos ci-dessus)
Il est construit dans nos maisons de campagne. Ce sont des pièces en forme de demi-sphères fermées. Il n’y a pas de cheminée d’évacuation. La fumée sort par la porte du four directement vers la cheminée de l’âtre, ce qui donnait pratiquement toujours des murs noircis par la fumée. Au cours des temps, la température provoquait des fissures à l’intérieur, ce qui nécessitait une intervention de réparation (celle-ci était effectuée avec une argile rouge, genre de terre réfractaire que nos anciens appelaient «  terre de pipe » qu’ils allaient récupérer tout au bout du Quié en direction de Senconnac
Le feu de bois
C’était du vin que l’on fabriquait au village. A ce vin, l’on ajoutait du sucre, des peaux d’orange, de la cannelle, des clous de girofle, de la noix muscade et aussi de la « gnole », une eau de vie produite par le bouilleur de crue avec le marc du raisin, après avoir tiré le vin du tonneau
Les recettes
La Chandeleur et les crêpes
C’est le 2 février, jour de la chandeleur et de la présentation du Seigneur au temple qu’il y a tradition de faire des crêpes dans toutes les maisons. Cette tradition permettait de réunir les membres de la famille du village et les voisins.

L’on devait faire des crêpes dans toutes les maisons…..Chacun devait faire sauter au moins au moins une crêpe avec une pièce dans la main

(Pour les plus fortunés, il s’agissait d’un Louis d’or mais ils étaient bien rares……..Puis l’on mettait une crêpe dans un morceau de journal au dessus du buffet de la cuisine pour garder l’espoir d’avoir un minimum d’argent pour vivre tout au long de l’année…Ceci permettait de partager la soirée en mangeant des crêpes accompagnées de confiture maison et l’on buvait du vin chaud.
L’Influence de la lune chez nos anciens
5.5.1 Les semis et plantations
Les anciens qui étaient des gens simples et très observateurs de la nature, vivaient en relation étroite avec cette dernière.

Ils avaient constaté que pour avoir des plants de bonne qualité et productifs, il fallait faire des semis et des récoltes à des instants bien précis par rapport à la configuration de la lune.
Ainsi les pommes de terre, carotte, betteraves, oignons dont l’élément nutritif demeurait en terre étaient-ils plantés à la vieille lune.
Par contre les légumes qui produisaient leur richesse hors de terre, était-ils plantés à la lune nouvelle.
5.5.2 coupe des cheveux
Les cheveux coupés à la lune vieille, poussaient bien moins vite….Les ongles aussi d’ailleurs
La coupe du bois et sa conversion
Dans les temps anciens, nos ancêtres n’avaient que peu de moyens et ils devaient se débrouiller de leur mieux et par eux-mêmes dans tous les domaines…réparer le matériel agricole, refaire le toit de la maison  ou du hangar.

Pour changer une poutre de toit, ils choisissaient un arbre au printemps et allaient l’abattre à la lune vieille de novembre (au moment où la circulation de la sève était au repos), afin que le bois soit plus résistant dans la conservation.

A la lune vieille de novembre, ils abattaient le bois de chauffage qu’ils débitaient par la suite afin d’obtenir une meilleure combustion et avoir une bonne braise et beaucoup moins de <cendres…notamment dans les fours destinés à la cuisson du pain (puisque les véritables fours à pain de nos anciens ne comportaient pas de cheminée d’évacuation)
Influence sur les naissances
La lune jouait selon nos anciens, une influence certaine sur les naissances. Il a été constaté que chaque fois qu’il y avait un changement de lune, qu’elle soit vieille ou nouvelle, il y avait d’avantage de naissances…ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de naissante pendant le reste du cycle lunaire…. !!!
Certains scientifiques vous expliqueront qu’en fait nous sommes soumis aux aléas et au hasard, pourtant les statistiques sont là, vérifiables….Anecdote : Certaines femmes disaient que lorsqu’une femme accouchait, à proximité d’un changement de lune, cela avait des< effets sur la nature du sexe de l’enfant à naître suivant. Ainsi, si dans es trois jours qui suivaient la naissance, il y avait changement de lune, le prochain enfant qu’elle concevra sera de sexe différent de celui qui venait de naître.
Le Castor

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