Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Vèbre Chemins Faisant
  • Vèbre Chemins Faisant
  • : Vie et Mémoire de Vèbre en Ariège, richesse culturelle et patrimoine de ce charmant petit village de la haute Ariège où il fait bon vivre
  • Contact

Recherche

Vèbre - Toutes Vos Infos

26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 09:32

    Adieu Paule

120225-04-maman-a-la-fete-du-citron.JPG  Paule à la fête du citron  

 Paule nous a quittés dimanche 24 juin 2012. Après la disparition ces dernières années de ses amis d’enfance : Jean, Georges, Lucienne, Paul, Louis, André, Victor… elle était devenue la doyenne des natifs du village.

Tout comme ses frères et sœurs, elle voit le jour dans la maison Bonnet du Couloumier le 11 décembre 1911. Des neufs enfants de Justine et de Paulin, elle est l’avant dernière.

Ses parents, très pauvres, ont besoin d’aide pour les travaux journaliers, elle participe au dépiquage, aux travaux des champs, au ramassage de l’herbe autour des métairies. En compagnie de sa chienne Lionne, elle arpente le Quié pour garder le maigre troupeau de chèvres de la famille. Certes, elle fréquente pendant quelques années l’école du village et se souviendra toute sa vie des coups de règle sur le bout des doigts ! Cette rude vie de labeur pendant son enfance et son  adolescence a ancré en elle le sens de l’honneur, du travail, du respect des autres et de l’entre-aide.

A dix neuf ans, elle part rejoindre sa sœur Marie à Fréjus. Elle sillonne la Côte d’Azur et rencontre Jean Griseri qu’elle épouse en 1935. Elle s’installe avec son mari à Cap-d’Ail et de cette union naissent trois enfants.

La guerre de 40, plusieurs cancers, le décès de ses proches quelquefois très jeunes, émaillent sa vie de femme. Elle a néanmoins toujours su faire face à ces difficultés avec dignité et courage.

Sans doute puise-t-elle ses forces en revenant chaque année à Vèbre ?  Toute sa vie, son village a été un havre de paix et de joies partagées avec ses amis et sa famille restés dans l’Ariège. Par passion, elle a racheté patiemment sa maison natale, pièce par pièce. Elle a su avec ses mots, son patois, ses souvenirs, nous transmettre son amour du pays et de sa maison, nous conter les veillées hivernales réchauffés par un vin chaud, nous livrer ses recettes de crêpes ou de « Taillous » cuisinés au coin du feu.

Merci pour tous ces trésors légués.

Paule a souhaité retrouver les siens dans le cimetière du village. Nous étions nombreux à lui rendre hommage et à l’accompagner à sa dernière demeure ce 29 juin dernier ….

Paule, tous ceux et celles qui ont connu ta convivialité ne t’oublieront pas. Après une vie de labeur bien remplie puisses-tu reposer en paix auprès des tiens.

Le Castor

Repost 0
5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:21

Les granges de Vèbre aux métairies

 

Depuis un an je travaille sur les anciennes matrices du village. Vous trouverez ci-dessous une présentation simplifiées des différentes granges mentionnées sur la matrice avec les propriétaires correspondants aux années d’entrée en possession. Le tableau complet est une copie des matrices. J’indique pour chaque grange les différents propriétaires. Il est pratiquement terminé reste seulement quelques vérifications. Si vous désirez que je vous fasse parvenir la partie correspondant à votre famille faites moi le savoir je vous l’enverrez par courriel.

Les photographies des granges dans l’état actuel se trouvent dans l’album. Il me manque que celle de Caralp dans les fougères du secondaire à la Capelle et celles de Soulié et  Canal perdues dans la jungle de Gimbareil au dessus des Foyres, pays des sangliers et peut-être des ours. Ces granges absentes de l’album feront l’objet de randonnées exploratrices.

 

Granges Mentionnée sur le terrier de  1783 et de 1792-1793

En 1783 seules les familles de ménagers et le juge Soulié possédait des granges aux métairies. La proximité des terres des familles Soulié laisse à penser que dans les siècles précédents elles devaient appartenir à une même famille. Il semble qu’il en soit de même pour les familles Florence et Denjean au village. L’étude du terrier de 1670 et des mutations de1744 nous en apprendra surement d’avantage.

Autres  informations. A coté de la fontaine de lagréou entre le n°1164 et 1166 se trouve l’entrée d’un ancien puits de mine. J’ignore de quant il date si quelqu’un originaire de Vèbre à des informations merci de me le faire savoir.

Les granges de Poncy Paul, Florence Giroumette, Papy et Montana sont portées en 1783 sur le lieu dit le ménié. Il y a donc eu dans un passé, surement très ancien des mines à cet endroit. Pierre Soulié me disait que lorsque ces champs étaient cultivés on y trouvait à certains endroits du mâchefer, preuve qu’il y à eu dans le temps des fours catalans. La forge d’Urs remonte à la fin du XIII° siècle.

Le lieu situé au sud de ces mêmes métairies et au couchant de l’ancien chemin du Fillol  la ou le terrain redevient fortement pentu (passage de la piste forestière) est mentionné sur le même terrier sous le nom de ferrière. Ce qui conforte l’idée d’anciennes exploitations de minerais

Pendant la dernière guerre une galerie exploitant du spath fluor se trouvait sous ces métairies, une autre galerie était située en dessous du chemin lorsque l’on se dirige vers Lassur après le poteau indicateur, la mine de plomb se trouve de l’autre côté du ruisseau dans Lassur.

Avant 1829 les surfaces bâties sont exprimées en Cannes carrées les terres en séterées, mesurées et Boisseaux, la virgule n’était pas utilisées mais on indiquait des fractions de boisseaux ou des fractions de cannes carrées. Nos pères utilisés encore la mesurée pour parler des surfaces cultivées.

 

Le N° cité en premier est celui de l’ancien plan

629 actuel  Sur la parcelle actuelle 610 Métairie de Pages derrière celle de Florence

*Madame de Savignac a19 p11 Crouzilles ; grange  hière champ ; g 26c  h1b chp 5st 4m 14 s 1d ¾

Ancienne métairie de Pagés  et Rouzoul.

*en 1792 Pierre Bernard Anglade G Aire T labourable  à Crouzilles _g26c T 5 s 4m 1b_ 13livres 0s

 En 1783 déjà bâtie

 

690 actuel Métairie de Florence

Pierre Florence Peyretout a18  p13°  crouzilles ; grange  hière champ ; g 19c 1/3 b terre 6m 1b1/2_ 5sols 5d ¼

Métairie de Florence.

1792-1793 la grange  est divisée

_ Jean Pierre Florence  g 9c champ 3m 0b ¾ _1livre 0sols

            Part de grange est à pierre l’autre moitié de pred est de Mathieu  10 prairial an 10

Jérôme Florence à crouzille_ portion de grange 9c chp 3m00b3/4

 

636 actuel 702 Métairie de Furioux

Après la métairie Florence un peu sous la route actuel 702 ? lagroc

Appartenait à Furioux en 1783

François Furioux  a 29 p 17°   lagreou ; plusieurs granges  hiere ;  g 18c hière 1/6b ; 3sols 0d ¾

Au couchant de la métairie de Florence sous la route

*en 1792 Jean Furioux brassier la greou_ G ?t1b _4sols

En 1829 il y avait 2 petites métairies celle du sud à du être démolie lors du passage de la route.

 

643 Actuel  694 Alzieu _ Soulie salset (la place) Anglade Soulié actuel 694 ? lagroc

Hs de François Alzieu a34 p 13° la canalette; grange hiere , champs ; g18c  h 1 /4 b cps 2b ; 3 sols 4 deniers

sur la butte à crouzille .

 

Métairies de Caralp

  Mtr  Jean Soulié article 30 P21° lagréou ; granges haire champs pré Bouzigue : g21c et 25c h  1bterre 2 s 2m ;14sols 5d ¾ ;sur le plan porté maison 21c g 25c

Métairie de Caralp

 

1066 actuel 1186 à l’ouest et 1187 coté Est Métairies de Giroumette et Poncy

Jean et Antoine Soulié  45 le ménié ; grange haire champ 

*En  1792-1793 Bernard Soulié  al menié _g 27c  terre 4m 0b3/5 _2l 10s.

1792-1793 Parcelle non située

Antoine  Soulié brassier las bordes _ g 38c terre5m 0b   _1l 0s

 

1066 Soulié Bernard puis partagée  (actuellement _  Luis N° 1185  et JM Poncy N°1186)

Elle est située dans le groupe métairie papy Poncy Montana. Un seul numéro pour deux  granges.

 

Métairie de joseph Soulié (Ursule

1070 ;(1068 ;1069 ) actuel 1177)

*En 1792-1793_ Bernard Soulié  47 planel de las bordes  et ferrières grange champ pré ; g38c terre 4 s 2 m 16s 8d ¾

Métairie de Soulié Joseph (Ursule

 

1087 N°actuel1194  Soulié_ Bonnel

En 1783

Jeannet Soulié a ??  p 6° la canalette  grange  hiére champ ;g 16c h 3/4b chp

*En 1792-1793  Jeannet Soulié  d’Antoine  au planel de las bordes ou canalette _ g 16c chp 1s 0m 1b_2l 10s

Se situe avant la métairie de Of sur la butte entre le chemin des tire de gimbareil et le chemin qui va à las bordes

 

1090 Se situait sur le 1197 actuel Métairie de Denjean puis Lafaille la doussure

Au nord du chemin de las borde en face du 1087

*En 1783  Pierre Denjean  a26 p5 la canalette grange hiere champ ; g16c h1/2 b chp 4m 30 ; 4s 6d ¼

Entre le chemin de la montagne la tire du Fillol et le chemin de Las bordes.

 

1096 Ce n° se situait en amont du 1204 actuel

 Après la métairie de Victor à droite du chemin de la montagne 1204 deuxième parcelle

*En 1783 : 1783 Jean Soula benazet  a25 p 1 canalette ; grange hière champ ; g20c h 1b chp 5 m 2b 6s 4d ¾

En haut du champ de Nina situé  en face de la grange de Victor et entre les chemins de la montagne et l’ancien chemin des métairies.

 

 

Aux BIORS

1110 Lafaille N° 1219et 1220 actuels

 Dans le virage sous le chemin 

En 1783 Jérôme Soulié a 29 p?-pas de plan- biors ; grange hière ;g 16c h ¾ b ;2s 11d

levant septentrion midi Jérôme traversier couchant chemin 

Grange de Jean Lafaille probable 

*En 1792-1793 Jérôme  Soulié  al biors_ g16c terre 2b  _ ol 6s

 

1154 N° actuel 1221 en aval et 1222 en amont Métairie dite de Nina

au dessus  de celle de Lafaille de l’autre côté du chemin

En 1783 :       

1783_ p1160531 plan 534

Jean Aliat pastouret  a45 p 3 canalette ; grange hière champ pré; g24c h3 :4 b  terre 2s 5m 1b 9s 9d 2 :4

métairie de Nina

*En 1792-1793  Alliat pastouret  la canalette _ g et terre 5m 1b _6h 0s.

 

Granges Construites avant 1829  parcelles actuelles à trouver

*1783_ Hs Raymond Baurer a27p ?? canalette ; Grange hiere et champ, g 16c h ½ b chp 1s 1b ;7sols, 3b ¼.

 

*Jean Florence  a13  p ??au dit lieu ? grange hière ; g 15c h 2 b ; 3s 0d

Levant chemin trois autres parts terre herm ;

grange de pelissié probable pas de traces sur le plan 1783 (manque)

 

*Pierre Florence   peyretout  a15 P51 ferrière Patty de bordes et champ; py 16c cps 2s 4m 2b 4sols 10d   

   Sur le plan Patty de grange champ lagreou  py 16c cps 2s 4m 2b  concordance des attenants

Sur le plan la parcelle est portée à l’agréou au  sud de la grange de Caralp sur le petit plateau au dessus du roucatel. 

 

Granges portées sur le plan de 1829

NB= non bâti en 1829

P= parcelles

date     P en 1829        Lieu dit           P en 1936        nom

1837    610      crouzille           667     denjean

1837    610      crouzille           667     alzieu

1848    610      crouzille          667      denjean

1867    610      crouzille          667      ………..-authié

1891    610      crouzille          667      authié

1910    610      crouzille          667      pelissié

            623 nb crouzille          691     

1863    629                  crouzille           610                 soula paul -pages

 

1844    632      crouzille           690     florence

1875    632      crouzille          690      florence

1847    633      crouzille          690      florence

1847    633      crouzille          690      soula je ép florence

1847    633      crouzille          690      florence f

1908    633      crouzille          690      bonnet e

1910    633      crouzille          690      florence -soula

1849    634      crouzille          690      soula jean

1866    634      crouzille          690      suite du 312

1910    634      crouzille          690      florence- soula

            634      crouzille           690     bonnet

1833    636      crouzille           702     furieux

1835    636      crouzille           702     delnondedieu

1849    636      crouzille           702     florence

1874    636      crouzille           702     chrétien

1894    636      crouzille           702     rauzy

1848    640      crouzille           702      démolie plus de trace

1848    640      crouzille           702     alzieu  g

1851    643      crouzille           696     alzieu

1862    643      crouzille           696     soulié salset

1905    643      crouzille           696     anglade-sicre

1906    643      crouzille           696     soulié

            648 nb crouzille           696     joucla

            652nb  lagreou            721      bouzigues

1860    882      coustaourio      948     bonnet

1898    882      coustaourio      922     bonnet

1856    905      coustaourio      922     lacaze

1856    905      coustaourio      922     pelissié

1856    905      coustaourio      922     dandine

1882    905      coustaourio      922     suite 375cathala

            1369 nb           coustaouriou   1000    cassé

                                   1019    inconnue

1848                972                  coustaourio      1018               lafaille m v  a

tignacat

1865                1012                bordes             1066                alazet gabriel puis

soula

1851    1058    la gréou            1159   soulié e

            1058    lagreou             1159   lafaille caralp

1851    1059    lagréou             1159   soulié j

1883    1059    lagreou            1159    lafaille

1894    1059    la gréou           1159    lafaille gabenau

1894    1059    lagreou            1159    caralp

1905    1059    la gréou           1159    naudy

_          1051nc            lagreou            1164    cathala

_          1060 nc           lagreou            1166    a chercher

_          1057    bordes 1158    rauzy paul

1838    1066    bordes  1186 ou1185  alzieu

1839    1066    bordes  1186   soulie

1852    1066    bordes  1185   alzieu j

1901    1068    las bordes         1177   soula jean

1897    1069    las tiros            1177   barre

1859    1070    las bordes         1177   ponci

1859    1070    las bordes         1177   poncy

1908    1070    las bordes         1177   gendreu soulié joseph

_          1067nbi           las bordes        1184    papy

_          1083 nb           las bordes        1185    montana

1831    1087    las bordes         1194   soulié

1831    1087    las bordes        1194     

1837    1087    las bordes        1194    soulié

1849    1087    las bordes        1194    caralp p

1849    1087    las bordes        1194    soulié g

1851    1087    las bordes        1194    soulié m

1851    1087    las bordes        1194    lafaille jp

1855    1087    las bordes        1194    alzieu

1886    1087    las bordes        1194    esquirol

1889    1087    las bordes        1194    roques

1890    1087    las bordes        1194    alazet

1891    1087    las bordes        1194    bonnel

1900    1087    las bordes        1194    bonnel

1909    1087    las bordes        1194    esquirol

1845    1090    bordes  1197   lafaille

1880    1096    canalette          sur le 1224 actuel      of

1901    1096    canalette          1204   faure

Une métairie se trouve sous la tire droite, lorsque l’on monte au fillol,  au lieu dit font poussouillouse. Elle n’est pas mentionnée en 1829. 

 

Métairie Au sarrat de la légre

Située sous le chemin qui vient de lagréou. parcelle 1013 ou n°voisins

N 42° 45’ 42,4’’E_ 01° 42’ 53,5’’

Bonne promenade sur les traces de nos ancêtres 

metairies-de-vebre metairies-de-vebre

 

Le castor

Jean-Michel

Repost 0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 22:28

Vèbre Chemins Faisant – Les Habitants et Les Familles autrefois

Blog à produire

Ce chapitre retrace la vie des familles à l’époque, l’évolution démographique du village, des évènements majeurs ayant traversé notre village, ainsi que des personnalités ayant vécu au village. Le tout est illustré par de nombreuses photos d’ « Anciens »
Ce blog listera l’ensemble des sujets relatifs à ce sujet.

Pour accéder aux articles correspondants, il suffira de cliquer sur le titre des rubriques ou des liens relatifs à ce sujet pour obtenir l’information requise.

Ce blog est diffusé pour information afin de structurer l’architecture du blog

Vous serez avisés lorsque la version définitive de ce blog sera effectuée

Naturellement ce blog sera mis à jour au fur des informations additionnelles qui y seront insérées

Le Castor

Repost 0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 01:53
Les familles de Vèbre

Tableau récapitulatif

1.jpg 

Légende

*Pas d’animaux sur le rôle d’affouage en 1889 et non mentionnés en 1889 (encore enfants probablement)

N : Ont des animaux  en 1889 et sont  absent de 1896 probablement décédés.

Ovins 1896

Salaire des gardiens                              240f

Sel                                                   80f

Petites fournitures                               6f 80 total 326f 80

Il était du par bête ovine 0f 30.

Bovins 1896

Sailli 150f  (location du taureau) salaire des gardiens 200f, nourriture 132f  Nourriture supplémentaire des gardiens et dommages 55, 20f

Total 547,20

Somme due par vache 3,20f

Rôle de pacage complémentaire année 1896 espèce bovine et ovine  

 Selon un accord intervenu entre la municipalité et les 17 propriétaires ceux –ci ne paieront que la moitié des frais de pacage soit 1,60f par vache et 0,15 par brebis

Nom Pénom saubriquet des propiétaires ; vaches en 1889à 1f ; vaches en 1896 à3f20; brebis en 1889à 0,15f ; brebis en 1896à 0,30f

Alazet  Etienne manguot,              4; 6; ;

Alazet Antoine,                           7; 8; 34;

Alazet Jean tignacat,                    2; 2; 15; 24

Alliat auguste                             ; *; ; *

Alliat Jean Baptiste,                     4; 6; ;

Alzieu François,                          6; 3; ;

Alzieu Jérôme,                            3; 3; ; 29

Alzieu Guilhaume,                        4; 4; ;

Apine Jean,                                11; n; 85;

Apine Joseph,                             ; ; ; 83

Bergeot Antoine,                         ; ; 24; n

Berninat Antoine,                        ; ; ;

Beulaigue raymond,                     ; ; 21; 28

Bonnefond Raymond,                  3; 6; ;

Bonnel Ferdinand,                       5; n; 10; n

Bonnel Jérôme,                          3; n; ; n

Bonnel Lucien,                            &; 6; &; 5

Bonnet  Ernest,                          &; 2; ;

Bonnet Guilhaume,                      1; ; 25; 42

Bonnet Paul,                              ; ; &; 19

Bonnet Pierre,                            ; *; ; *

Bousigue Raymond,                     1; 1; 63; 81

Calvet Ernest,                                      9; n; ;

Canal Jérôme,                            2; ; 26; 43

Canal Mathieu

Toussaint,                                  2; ; 27;

Cap de Ville Jean Paul

Curé,                                        *; ; *

Caralp Jean,                               3; 3; 47; 30

Cathaala Jérôme,                        4; 3; ; 33

Chrétien Jean,                            ; ; ; 21; 32

Comte Jean Baptiste,                   2; ; ; 22

Costesèque Jérôme,                    *; ; *

Costesèque Jean,                        &; 9; ;

Denhomme Noël                         ; ; 23; 14

Derramont Jean Pierre                 ; ; 53; 58

Esquirol Geneviève                      ; *; ; *

Esquirol Jean Pachalou                 ; ; 25; 51

Esquirol Joseph                           ; *; ; *

Esquirol Pierre                            1; 1; 22; 20

Esquirol Pierre Pépy                     ; ; 45; 28

Florence Marguerite                     5; 5(alzieu Ve florence); ;

Florence Pierre Peyretout ,           ; 6; 5; ;

Furieux Jean-Pau                        ; ; *; ; *

Gabarre Sernin ou Saturnin           ; 3; 9; ;

Gardes Pierre aîné                      ; ; ; 19; 30

Gardes Pierre jeune,                    2; ; ; 15

Gardes Pierre meunier                 ; ; *; ; *

Gendreu Joseph,                         2; n; ;

Joucla Jean,                               6; 5(maréchal); ;

Lafaille Adèle,                             ; ; ;

Lafaille Jean ladouceur,                6; 5; ;

Lafaille Philippe,                          3; 20; 25

Lafaille Pierre,                            2; ; 40; 75(gabenaux)

Laffaille  Guilhaume,                    *; ; *

Marcaillou Augustin,                     3; 3; ; 9

Marcaillou Baptiste,                     5; ; 23

Marfaing Grégoire,                      ; ; &; 4

Of Firmin,                                  6; ; 11; 9

Of Jean,                                    4; ; 17; 6 (Bénazet)

Of marie veuve Florence,             ; ; ; 2;

Papy Jean Baptiste,                     2; 3; 25; 39

Pelissié Jeannotou Jeannet,           3; 3; ;

Pelissié Mathieu,                         ; ; 22; 18 (berdot)

Ponsy Adolphe,                           ; 5; 5; ;

Rauzy Baptiste,                          ; ; *; ; *

Rauzy François Guimbard,            9; 14; 21; 36

Rauzy François Tisserand,            ; ; *; 9; *

Rauzy jean Pierre,                      5; 4; 43; 80

Rauzy Mathieu                            7; 5(reyot); ;

Roux Jean Antoine                       ; ; *; ; *

Sicre jean Baptiste,                     4; 3; ;

Sicre Jean Pierre Larnat,              ; ; ; 35; 23Ve Larnat

Sicre Raphaël                             3; 4; 13;

Soula François                            4; 4; 30; 24

Soula jean Comteroy,                  ; ; ; 22; 21

Soula Jean Jeune,                       3; ; ;

Soula Jean Pierre,                       1; 2; ;

Soula Marie cadet,                      *; ; *

Soula Marie Ve Soula,                  5; n; ; n

Soulié Etienne Salset,                   5; 5; ;

Soulié Jean gendre  Soula,            5; 7(salset); ;

Soulié Thomas,                           ; ; 17; n

Vidal Achille,                               ; *; 1; *; 19

Total vaches en 1889 :183;en 1896 : 171  ; Total brebis en 1889: 883;en 1896:1119

Nombre de feux 76 en 1889 dont 58 éleveurs de vaches ou de brebis

Nombre de jument 1en 1889 non comptées en 1896

Album photo sur la montagne cliquer ici 

PJM

Le Castor

Repost 0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 01:17

Contestation sur la Montagne au XIX° siècle

 

 

P1100295 w

 

Ci dessus vieille cabanne de Beille d'en bas

 

La vie dans nos pays de montagnes était indissociable du libre accès aux bois et aux pâturages... Les droits des habitants sont retranscrits dans les coutumes de Garanou dont le premier texte de ce recueil est l’inféodation du seigneur de Lordat au comte de Foix. Les comtes reconnaissaient à leurs sujets le droit de forestage et de pacage sur les terres qui étaient de leur juridiction.

La montagne

Dans le dernier quart du XVII° siècle un accord est intervenu entre la famille de Lordat, propriétaire de toutes les montagnes et  les habitants des trois communes. Cet accord prévoyait le pacage en commun sur la montagne et attribuait aux habitants des bois où ils pouvaient couper des arbres pour le chauffage et un autre, bois du Castillou où ils pouvaient couper du bois d’œuvre. Ainsi que les parcours des animaux.

Les doits sur les montagnes sont connus par l’enquête de Mr de Froidour lors de la réformation des eaux et des forêts sous Louis XIV (coutumes de Garanou) et par des accords reportés dans diverses délibérations du conseil municipal de Vèbre ce sont :

Les  actes authentiques 1697 et 1795

« Il existe des actes authentiques des arrêts de la chambre  des comtes de par des délibérations du 2 juin 1783 du 22 février et 28 avril 1697 et une transaction du 16 avril 1778 qui prouvent la jouissance possession légale  de la communauté de Vèbre Urs et Lassur. »

Avec Gudanes les accords du 16 avril 1778

Les communaux

Leur origine nous est connue par deux  délibérations du conseil municipal.

1° Celle  du 3 novembres 1839 

La famille de Lordat n’a  « jamais eu la seigneurai  foncière et directe  du terroir de Vèbre dont les habitants ont toujours servi les albergues , compoix de la concession des communaux  a eux faite par les comptes de Foix à l’abbesse du couvent des Salanques   donataire de ce souverain, qui depuis la suppression de la d..te et l’abolition des droits féodaux la commune de Vèbre qui avait le domaine comtal ? de ses communaux est censé les posséder en pleine propriété. »Cette possession du couvent des Salenques à Vèbre et autres lieux du Lordadais est confirmée par l’enquête de la réformation.

2° La délibération du  14 novembre 1846

« la châtellenie de Lordat a toujours été la propriété des suzerains , les terres communales de la châtellenie qu’il ne faut pas confondre  avec le baillage  du Lordadais,   composé de  16 villages ou hameaux ont successivement  appartenus aux comtes de Foix qui en ont asservie le domaine aux habitants moyennant une redevance ou albergue puis aux Rois de France enfin à la Nation française qui par les lois du 13 avril 1791, 28 aout 1792 et 10 juin 1793 a investi les habitants des terres communales des territoires respectifs, sur la prétendue châtellenie

Limites de Pacages

         Au  XIX° siècle la population s’accrut considérablement dans les Pyrénées dans les années 1870 il y avait à Vèbre entre 50 et 60 filles à l’école et autant de garçons, une partie de ces enfants se sont expatriés et les autres sont restés au village et le cheptel s’est accru.

          La commune réglementa le pacage dans les années 1840 ce qui prouve qu’il n’y avait pas assez de terre pour toutes les familles.. La commune mit en place des limites de pacage pour préserver les pâturages de la montagne et lorsque les vaches et brebis étaient sur la montagne il était interdit de faire pacager les bêtes restées au village dans les communaux du Quié pour qu’il y ait assez d’herbe à la descente des bêtes

          Vois-ci les limites pour 1881 :  « ….A  partir du premier avril jusqu’à ce que le troupeau commun des bêtes à laine soit fixé sur la montagne et pour les bêtes bovines jusqu’à ce que la vacherie des trois communes réunies monte,  les animaux de l’une et l’autre espèce ne pourront pacager sur la haute montagne sans toutefois dépasser du côté nord les points ci –après qui établiront des limites en ligne droite de l’un à l’autre à partir du haut du rocher de Coumou Escuro dit afsaladou  de Gériés en ligne droite au Sarrat de Courtezio et de ce dernier point en suivant le sentier jusqu’au carayrous de Gastagnole.

C’est à dire que les jafses de Gériès, Coumou Escuro Courtal Gélat de bas Courtalgélat de naout et Courtal Diou  sont mises  en réserve jusqu’à ce-que les animaux  des deux espèces montent sur la haute montagne pour y pacager durant la belle saison…. » Ces limites sont sensiblement les mêmes d’une année sur l’autre.

Les pâtres

          Les vacher étaient désignés en conseil municipal et touchaient un salaire par nombre de vaches puis ils furent payés au mois. Il y avait un vacher et son aide ; un berger et un aide pour les brebis à laine et un berger pour les brebis à lait  qu’on désignait sous le nom de bergerie. Le vacher est loué en vertu de l’article 88de la loi du 5 avril 1884 il touchait en 1893 0,75 f par vache, les veaux ne payaient pas.Location des bergers en 1894 : « Le conseil nomme Dandine Baptiste et Canal oscar de Vèbre et demande de vouloir fixer leur salaire.

          Les pâtres sont nommés pour 6 mois du 1er mai au 31 octobre 1894 inclus et toucheront un salaire de 140f pour Dandine Baptiste et130f pour canal Oscar. ». Les pâtres étaient nourris par les propriétaires.

Toutes ces informations sont disséminées dans les résumés des délibérations du conseil municipal.

16  décembre 1886 Bergers récalcitrant

les communaux du sud de l’Ariège au ruisseau des Foyres et tout ce qui ne fait pas partie de la haute montagne est  mis en réserve pour les bêtes ovines et bovines.

Pareille réserve est faite jusqu’au 11 novembre, pour les communaux formant la partie septentrionale du territoire,  c’est à dire les communaux compris jusqu’aux limites d’Albiès, Caychax, Appy et Urs

-Tous les animaux qui pacagent au printemps sur ces réserves et qui y auront pacagés en automne seront compris dans le rôle du salaire du gardien et de celui de sa nourriture (fournitut). » 

  En 1889  la commune avait établit un rôle d’affouage Les vaches payent 1f par tête et les brebis 0,15 voir infra. En 1896 la fourrane est de 3,20 f pour les vaches et 0,30 pour les brebis. L’augmentation est sensible et 17 propriétaires refusent de confier leurs animaux au troupeau commun.

  Dans la délibération du conseil du 28 décembe1896 le maire fait par des réclamations de 17 propriétaires de Vèbre pour opposition aux taxes du rôle de pacage et qui demandent chacun en ce qui les concerne d’être déchargé de leur quote-part, prétendant que leurs animaux n’ont pas pacagés sur les terrains communaux

  La loi du 5 avril 1884 attribue aux conseils municipaux le soin de réglementer l’exercice de dépaissance ; cet exercice à été réglementé en séance du 2 juillet 1896 avec délimitation des réserves et approuvé par le préfet le 8 du même mois

  Cette réglementation a «été dument affichée (l’affichage se faisait devant la porte de l’église)  Le conseil reconnaît que le parcours des animaux est libre mais qu’ils en recueillent les fruits et de ce fait sont passible des taxes de pacage. Les contrevenants ont contresignés les procès verbaux dressés par le garde champêtre dés lors ils ne sauraient se soustraire aux taxes de pacage. Le conseil demande au préfet l’autorisation de soutenir ce procès. Pour que les contrevenants soient maintenus sur les rôles de pacages

Liste des 17 propriétaires:

-1° Rauzy  François  guimbart,

-2° Soulié Jean, salcet,

-3° Florence Pierre Peyretout,

-4° Ponsy Adolphe,

-5° Lafaille Pierre,

-6° Sicre Raphaël,

-7° Soula François,

-8° Rauzy Mathieu reyot,

-9° Lafaille Jean, la douçur,

-10° Soulié Etienne salcet,

-11° Vidal Achile ?

-12° Joucla Jean ?

-13° GabarreSsaturnin,

-14° Bonnet Ernest

-15°Of Jean pour les bovins

-16° Vidal Achille et…

-17° Apine Joseph pour les ovins.

Le  10 février 1897 réunion des conseillers municipaux ;  le conseil de préfecture doit se réunir le 16 février courant, le conseil se réunit une dernière fois pour examiner la situation et le maire recueille les différents avis vu que tous ne peuvent se rendre au conseil. Les  taxes  de 3,20 f  par vache et 0,30 f   par brebis sont maintenues. Mais par arrêté du 3 mars 1897 du conseil de préfecture les 17 propriétaires sont dégrévés de leur  taxe de pacage respective. La commune demande une ligne de crédit pour rembourser les propriétaires.

Cet épisode de la vie de notre village nous fournit le nom des familles d’éleveur du village, pour le rôle de 1896, et probablement la totalité des familles pour celui de1889.

A suivre Vèbre Ariège Familles et contestation de la Fourrane au XIXème siècle II / II

Le Castor

Repost 0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 17:13

Adieu Fernande…

 

 

 

 

Fernande Canal

 

 

    Fernande Canal et l'élu de son coeur

 

 

Fernande et Georges

 

 

 

 7 juin 2010 – 9h30…La vie s’est arrêtée…

 

Elle s’en est allée hier matin par une belle journée de Printemps, cette saison si fatale aux personnes âgées

 

Fernande a toujours vécu en osmose avec Georges son époux…Lui s’en est allé il y a moins de neuf mois et elle n’avait plus la force de vivre….

 

63 années de vie commune ne s’effacent pas du jour au lendemain… Elle n’aspirait qu’à une chose: Retrouver Georges 

 

Elle aimait à dire qu’elle était née en plein cœur de Toulouse…avant de rejoindre Foix puis Vèbre…ce merveilleux petit village où il fait si bon vivre et où elle s’y était mariée…

 

Georges qui avait su conquérir sa famille …et oui, à l'époque; il le fallait...afin de pouvoir épouser la Compagne de son cœur….

 

Sa fin de vie ne l’a pas épargnée de la souffrance, malgré l’aide apportée par ses proches qui ont tout fait pour l’accompagner en cette fin de vie.

 

J’aimais bien écouter ce qu’elle disait et me narrer avec passion…

 

Elle a vécu sa maladie avec un courage admirable, elle qui n’avait jamais été malade auparavant. C’est un réconfort de penser que, dans son sommeil, elle va désormais enfin connaître le repos

 

Je me souviendrai toujours de Fernande, sa gentillesse; son amour pour Georges, pour ses proches

 

Elle a pu compter sur la présence de sa fille Francine, qui n’a pas ménagé ses efforts….au  risque d’en perdre la santé….et de son gendre qu’elle adorait particulièrement, Jean, qu’elle aurait voulu plus proche mais qui,  disait-elle était toujours par monts et par vaux…tant le métier qu’il exerce exige efforts et disponibilité

 

Je vous salue Fernande…

 

Puissiez vous rejoindre Georges si cher à vote cœur…Vos proches vous pleurent….

 

Vous resterez présente dans nos cœurs à jamais.

 

Les obsèques de Fernande Canal auront lieu

 

en l'église de Vèbre en Ariège

 

le 9 juin 2010 à 15h00

 

Le Castor

 

Repost 0
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 01:05

Vèbre, En marge de l'enquête sur les prêtres

 

Article publié dans La Croix de l'Ariège en 1965
Nous recevons la lettre touchante d'un lecteur de 91 ans Nous Elle évoque les figures des cures successifs de Vèbre.
Nous la publions avec plaisir:
Vèbre, ce 13 janvier 1965,
Ayant lu dans « La Croix le nom de M. Jean-Paul Capdeville, cure d'Albiès et nommé curé de Vèbre en novembre 1854, je puis, en qualité de doyen des hommes de Vèbre (91 ans) vous donner quelques renseignements sur ce prêtre, dont j'ai connu toute l'existence jusqu'à sa mort, à 91 ans.
Je suis né le .5 novembre 1874. C'est lui qui m'a baptisé, et fait faire ma première communion le 15 mai 1886. J'ai, été confirmé le même jour à Vèbre par Mgr Rougerie. Je n'ai plus évidemment la mémoire de mes quarante ans, mais je peux dire un mot sur tous les curés qui se sont succédés à Vèbre.
D'abord Mr Font.
Mes parents m'en ont beaucoup parlé. Ne à Saurat, il mourut dans ma paroisses du choléra en 1854. Vèbre avait alors 500 habitants, et, en plus, ceux d'Urs, qui n'avaient pas encore d'église et faisaient partie % s la paroisse de Vèbre. Ce fléau fit soixante-dix-sept victimes à Vèbre et trente-six à Urs.
Après la 'mort de M. Font, vint M. Estèbe.
Il se dévoua pour les cholériques, les visitant tous les jours et leur donnant les derniers sacrements. On lui disait : « Vous finirez avec votre dévouement par « attraper » le mal », Il répondait : « Si, je viens à « l'attraper» , Dieu veuille que le sois la dernière victime »
Dieu l'exauça. Le mai le saisit et il mourut victime de son zèle. Ce fut la dernière victime.
Je reviens à Mr Capdeville, qui fut nommé ensuite curé de Vèbre. C'est lui qui bâtit l'église et voici comment … Le presbytère était alors au milieu du village, loin de la vieille église.
Or, il y avait, à côté de la cour, un grand champ, que le Sieur Soulié, notaire à Vèbre, avait légué à sa fille religieuse. Celle-ci en fit don à l'église, mais leS curés en avaient toute jouissance.
Mr Capdeville arrive d'Albiès, après avoir bien travaillé à l'église de cette paroisse. En arrivant à celle de Vèbre, il trouve un bâtiment vétuste, très ancien. Il n'y avait pas de route. Les lustres étaient suspendus aux poutres de la charpente
Il apprend que le Conseil municipal veut la réparer. Il va le trouver le Maire et lui dit « Plutôt que de réparer ce vieux bâtiment, il vaudrait mieux faire une église neuve. Je suis jouissant du champ de la Sœur Soulié. Je le cède pour cela».
Le Conseil municipal accepta. On se mit tout de suite au travail, et on bâtit la plus grande et la plus haute église du canton, attenant à la cour du presbytère. Ce presbytère avait une grange, un jardin près de la cour, et un champ derrière, tout d'un seul tenant. On y a ajouté maintenant un garage et l'eau à l'évier.
Une place se trouve devant l'église, plantée d'arbres tout autour.
Ce presbytère, en dehors des chemins, bien exposé au soleil l'hiver, est une des plus belles cures du département. On le doit à Mr. le curé Capdeville.
L'église, les chapelles, la sacristie, les fonts baptismaux, tout compris, coûtèrent la somme de 14.000 francs, et maintenant pour refaire la toiture. il a fallu 5,000.000.
L'église lut peinte par un peintre de talent l'italien Pedoya, dont le fils, le généra! Pedoya en retraite fut député de Pamiers. La voûte étoilée est une merveille.
Mr l'abbé Capdeville était d'une foi ardente. Bien connu dans la vallée, ses confrères venaient souvent le voir et lui demander conseil.
Il mourut à 91 ans, regrette de tous. Avant de le porter au cimetière, quatre jeunes gens, dont j'étais, prirent le cercueil sur leurs épaules et le portèrent suivi du long cortège tout le long du village. Il repose maintenant au pied de la croix à l'entrée du cimetière. Ses restes sont recouverts d'une dalle qui porte son nom et la date de sa mort. Il s'était réservé cet emplacement de son vivant.
Mr l'abbé Bompieyre lui succéda. Il créa à Vèbre une Caisse rurale et une Caisse contre la mortalité du bétail. C'était un prêtre social qui fit' du bien à Vèbre mais qui partit trop tôt, transféré à Rabat.
Il fut remplacé par M. l'abbé Rouan, vicaire de Foix. D'un tempérament entreprenant, il eut d'heureuses initiatives dans la paroisse et l'église. Mais, homme de valeur, il nous fut enlevé pour devenir successivement curé de Bélesta, doyen d'Ax-les-Thermes, archiprêtre de Mirepoix, archiprêtre de Foix, et enfin chanoine titulaire. Mgr Marceilhac lui confia (La Croix de l'Ariège ), qu'il dut abandonner à cause de son âge, après l'avoir bien dirigée et servie.
Il est mort à Saint-Girons chez son neveu archiprêtre, M. l'abbé Alexandre Rouan. Il fut enseveli dans la chapelle des chanoines au cimetière Saint-joseph de Pamiers.
C'est Mr. l'abbé Fournié, venu d'Ussat, qui le remplaça. Ce prêtre, d'une charité proverbiale, ne nous resta pas longtemps à notre .grand regret il revint arc petit séminaire, où il avait été déjà préfet de discipline.
Puis vint M. l'abbé Sentenac, qui nous resta huit ans. Il continua l'ouvre commencée par M. Rouan : la restauration intérieure de l'église, l'achat des ornements, etc... C'est que la nouvelle église n'avait hérité de l'ancienne que d: vieilles choses usées, en dehors des deux cloches qui existent encore. Sous la Révolution de 1848, les tableaux, les statues, des ornements avaient été détruits.
Nous regrettâmes M. Sentenac lorsqu'il fut envoyé dans le Couserans.
Enfin nous arriva Mr l'abbé Dhers, venant de Saint-Quirc. Il est resté vingt-deux ans parmi nous. D'une foi exemplaire, ponctuel pour son service du ministère, il a tenu le gouvernail, d'une main terme, de la paroisse et des deux annexes, Urs et Lassur. La barque n'a jamais chaviré avec lui. Il avait le désir de mourir à Vèbre et d'y être enseveli; mais, atteint de rhumatismes, montant l'autel et en descendant appuyé sur une canne, toujours prêt à tomber, il a du se retirer à la maison de Verniolle.
Il est parti les larmes aux yeux, emportant là-bas les regrets de toute la population.
Et, malgré ses rhumatismes. il est toujours debout, avec un cœur de vieux chêne, malgré ses 93 ans.
Le dernier curé de Vèbre a été M. l'abbé Tanière, le jeune vicaire de Lavelanet. Plein d'allant et de dévouement, il faisait la joie de ses paroisses, lorsque subitement. Mgr l'Évêque nous l'a enlevé pour en faire un aumônier à Pamiers et dans le diocèse.
Le presbytère est maintenant vide. C'est la première fois, de ma longue vie, que je vois le village de Vèbre sans curé.
Heureusement, Mr. le Doyen des Cabannes ne nous oublie pas. Il vient chaque dimanche lire une messe.
Voilà le chapelet de mes souvenirs. Faites-en ce que vous voudrez. Je vous offre mes sincères salutations
Jean-Baptiste Rauzy, à Vèbre
Texte recueilli par PJM
Le Castor

 

P1040940 

 

La nouvelle église de vèbre

Repost 0
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 09:47

Te souviens-tu du tablier de nos grand-mères? Le-tablier.jpg

 

Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

II servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau,

il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans  le fourneau.

Quand les visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.

Et quand le temps était frais, grand-mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le four des choux.

En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand les visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.

Grand-mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse; de nos jours sa petite fille la pose dans le micro-onde pour la décongeler.

Il faudra de bien longues années, avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

Ce texte est édité en souvenir de nos grands-mères et à l’intention de tous ceux qui savent, et ceux qui pourront apprécier......l'histoire du tablier de grand-mère.

Bonne journée

Le Castor 

Repost 0
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 08:53

Ariège – Pyrénées – Vèbre chemins Faisant

Les Familles  / les habitants

Evolution démographique générale

La population était de l’ordre de 450 habitants entre les années 1800  et 1850, puis décrut peu à peu.

En 1900 on décomptait environ 400 habitants puis 332 habitants en 1907

La population a décru encore plus ensuite pour stabiliser à 125 habitants ensuite

Les détails existants relatifs à l’évolution démographique figure au paragraphe 7.1 ( à développer)

3.1.1 Evolution démographique détaillée (référence Histariège)

Année

Nombre d'habitants

Mariage

Naissance

Décès

Fille

Garçon

Femme

Homme

1806

444

         

1851

450

         

1854

       

24

28

1856

399

         

1870

414

         

1873

 

2

4

3

8

3

1874

 

3

4

8

6

4

1875

 

1

5

8

4

2

1876

 

1

6

4

5

6

1901

408

         

1902

 

3

4

2

6

-

1903

 

1

4

2

4

3

1904

 

2

3

4

2

3

1905

 

5

5

3

2

1

1906

 

2

6

4

3

3

1907

332

2

5

-

2

8

Tableau arrêté volontairement en 1907, pour respecter la prescription de 100 ans.
Tableau à compléter sous la responsabilité de l’association.
La vie quotidienne ……les champs et la jeunesse
Quelques Anciens …..Voir archives à diffuser prochainement
Les sobriquets / les surnoms / Changement de prénom
Les sobriquets et changements de prénom et surnom (à développer)
Par tradition, habitude ou coutume il est fréquent de ne pas porter son prénom de naissance.
Le Langage et le patois et les surnoms
Les villageois utilisent un dialecte local, leur vocabulaire est riche, en voici quelques exemples :
gors : panières reliés par des arceaux de noisetiers et que l'on place sur le dos du cheval pour transporter des sacs, du foin.
Bresse : c'est une de ces panières.
Caïffa : l'épicier.
Taraire : machine ayant sur le dessus un tamis que l'on fait vibrer à l'aide d'une manivelle, elle permet de séparer le grain de l'ivraie.
Toupin : casserole haute et ventrue qui possède un manche et qui est placée près des braises afin d'avoir de l'eau chaude en permanence.
Bourrasse : sacs en toile de jute décousus et recousus pour former une grande toile,
Pédasser : raccommoder,
Cémalou : Demi-tonneau troué dans le fond muni de deux poignées pour faire la lessive.
Padassou : panier rond en roseau dans lequel on met le pain à lever.
L'oule.
Le répesou : petit morceau de pain donné par le boulanger.
Les personnalités du village
Certains habitants exercent des fonctions administratives dans le village. Les noms de famille et les années ont été trouvés sur divers documents officiels et permettent de mieux les situer dans le temps.
Un juge de paix : Soulié Jean A développer
Des Notaires :
voir article /les personnalités
Quelques mots au sujet de Jean-Baptiste Calvet et du plateau de Beille:
Vèbre hébergeait un notaire « Royal » qui a rédigé et signé l’acte de vente de Monsieur Vincent Esquirol, propriétaire et maître de forges, habitant la commune de Luzenac.
Aux copropriétaires indivis des communes de Vèbre, Urs et Lassur, cette vente représentait une grande partie des bois, pâtures et roches qui représentent l’actuel plateau de Beille.
La vente a été signée le 13 aoûts 1847.
Les Maires
voir personnalités

LES INSTITUTEURS

Avant 1833 l’école était assurée par un percepteur payé par une association de père de familles.

Les instituteurs antérieurs à 1862 ne sont pas connus à l’exception de Monsieur Doumens de Verdun qui démissionne en janvier 1849 et de son successeur monsieur Fouet qui était de Rieucros .

 

Raulet Justin

15/1011862

15/03/1866

MorarauCasimir

16 /03/ 1866

05 /05/ 1870

Buscail Jérôme

01/06/1870

30/09!1872

Naudy Joseph

10/09/1872

30 / 05 1876

Authier Jean-Ant

01/0411876

30/09/1876

Authier Jean-B

01/10/1876

30/07/1877

Cambon  Antoin

01/1011877

31 / 12/1877

Gouzy  Firmin

01/01/1878

15/ 04 /1887

Ayrneric  Étienne

01/04/1887

31./03./1901

Buc Jean

01/04/1901

30.09.1901

Buc Jean

16.10.1902

30.09 1904

Mathe Lucien

01.10.1904

15.12.1907

Ruffié Alhert

16.12.1907

30.09.1922

X

 

 

Esquirol  ELIE

01.10.1924

31.12.1927

INSTITUTRICES  DE  VEBRE

 Première institutrice Me Morarau  

Morarau Victorine

16 /03 /1866

05/05/1870

Pélissié Elisa

06 /05 /1870

30 /11 /1876

Al iot- Magdeleine

26/11/18763

30:09 1879

Martin-Coral ie

01 /10 /1879

30 /09 /1882

Azema- Léontine

01/10/1882

??30 /09 /1886

Mouré- Marie

01 /10 /1886

05 /04  /1885

Bicheyre- Léontine

avant décembre 1882aprés février 1886

Ayméric – Eusébie

16/04/1887

31 /03 /1901

Sarda-Georgina

01 /04 /1901

30/ 09 /1903

Savignac- Marie

01 /10/ 1903

31 /09 /1904

Ruffié-Rosa

 

01 /10 /1904

 

30 /09 /1923

 

  Autre instituteurs ou institutrices selon la mémoire collective:
Melle Carbonne 1873 ; ;Beulaigue . Pour ces deux instituteurs et institutrices aucune mention ne figure sur le répertoire des maitres.
Monsieur et madame Décamp après Monsieur Esquirol?

Monsieur et madame Clastre Dernier poste double
Monsieur Dépeyre (après guerre)
Madame Garcia
Madame Canal
Des prêtres :

 

Curé Cunctet s'installe après 1589

Curé Rouan 1906

Curé Estèbe en 1854

Curé Sentenac 1927

Curé Capdeville Jean Paul en 1865

Abbé Dhers reste environ 40 ans à Vèbre

Curé Bompeyre Henri 1900

Abbé Tannière part vers 1965

Voir texte de Jean-Baptiste Rauzy sur les curés de Vèbre


L'épidémie de choléra à Vèbre en  1854
Voir blog prévu à cet effet ou cliquez ici….
Le Castor
PS: Les photos seront insérées ultérieurement


 

 

Repost 0
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:33

Ariège – Pyrénées – Vèbre -  Les notaires

Les Notaires de Vèbre
Cote aux archives à Foix
Arabeyre Jean (1680)
Larrue , Jean  (1683)
Soulie, Jean
5 E 4 621    1762-à
5 E4 645 1818

5 E 6276       tables 1792 an 7
5 E 6212       tables       an 8 1817
Soulie, Jean-Henry fils
5 E 4646        1818– 1819
5 E 4647      1820 -1821
5 E 8935 tables-1818-1819
Faure, Louis-Bôniface-Mathieu  1823-1840
5 E 8936 tables 1823 - 1839
Calvet , Jean–Baptiste (1840-1850) voir E 6208 table  1840-1849
Calvet Jean-Baptiste transfère son étude à Urs, en 1850. Lorsque l'étude d'Urs ferma les dossiers allèrent aux Cabannes et après la fermeture de l'étude des Cabannes les dossiers furent partagées entre les études de Tarascon  et d'Ax les thermes.

LES MAIRES  DE VEBRE

DENJEAN Pierre           1792-1793

JOUCLA Jean               1871- 1877

-PONSY Jean-Baptiste  1793-1794

ALLIAT Jean-Baptiste    1877-1892

LAFAILLE Joseph          1794-1796

SOULA Jean, cadet       1892-1896

PONSY Jean-Baptiste   1796 -1797

ALLIAT Jean-Baptiste   1896-1900

SOULLA Jean              1797-1798

RAUZY Jean                1900-1908

SOULIE Jérôme          1798-1821

 OF Jean- Pierre          1908-1929

COMMINGE Pierre       1821-1830

CALVET Ernest            1929-1944

SOULA Paul                1830-1832

SOULIÉ  Roger            1944-1953

PONSY Barthélémy      1832-1839

RAUZY JEAN                1853-1859

DENJEAN Etienne        1839-1846

SOULA Gabriel             1959-1983

OF Jean-Pierre            1846-1848

MAURY Denis               1983-1989

DENJEAN Pierre           1848-1859

ROUZOUL  Jean           1989-

JOUCLA Jean               1859-1870

 

SOULLA Joseph           1870-1871

 




LEGION D'HONNEUR
 (Catégorie :
les Hommes de France)
Delnondedieu Jean né le 01/01/1870 à Ariege – Vèbre
Doumens Emile alcide Jean-Baptiste
né le 06 10 1853  Ariège- Vèbre
Soula Jean Pierre
né le 15 07 1799 à Ariège Vèbre
Sources : base de données Mérimée ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine.
Base de données Palissy ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine
.
Recherches Jean – Michel Poncy


Le Castor

Repost 0