apéritif convivial autour du patrimoine Vébrois samedi 26 janvier

Publié le par Le Castor

à la découverte des orris (ou caougnes) ici en redescendant vers Lassur par le chemins de bordes

à la découverte des orris (ou caougnes) ici en redescendant vers Lassur par le chemins de bordes

Après une balade sur le chemin de Coustaurio, en montant vers les métairies, nous nous sommes retrouvés à la salle communale pour partager nos connaissances sur l'histoire de Vèbre, ses chemins, ses métairies et ses "fameux" orris et boire le verre de l'amitié (le tout agrémenté de pascadous concoctés par Marie-Aline).

Roger et Antoine nous ont régalé avec leurs anecdotes du temps lointain où ils parcouraient Vèbre au gré de leurs rencontres avec les personnages marquants de l'époque.

Ils ont pu faire appel à la mémoire toujours vive de Lulu et Jean-Louis pour retrouver le nom d'un ancien, une bonne histoire, l'emplacement d'une ancienne métairie, ....

Si vous avez des photos de Vèbre du siècle dernier, des anecdotes ou la connaissance d'un orri caché n'hésitez pas à contacter Marie-Aline et Ivan qui ont repris la collecte patrimoniale pour la mémoire de Vèbre !

contact téléphonique : Marie-Aline 06 77 70 61 87

Ivan 06 38 24 63 61

 

l'orri de Jean-Marc

l'orri de Jean-Marc

Cabane d'orri dans la vallée du Garbettou en Ariège (Pyrénées françaises).

La vie dans les orris ariégeois au xixe siècle a été décrite par divers auteurs (Joseph Dangerma, Claude Rivals , Jean Besset et al.), en prenant comme exemple le haut Vicdessos en pays de Foix. Pendant qu'une partie de la famille s'activait dans les vallées aux travaux des champs et des prés, un ou deux membres « montaient à l' orri », c'est-à-dire aux estives, pour y surveiller les bêtes, ovins ou bovins. L' orri englobait tout un ensemble de petits bâtiments ou dispositifs : la cabane des bergers, le masuc, le cabanat, la marga, le parec

La cabane des bergers était un édifice voûté par encorbellement, de 3,50 m de long sur 2,50 m de large en moyenne et d'au moins 2 m de haut, recouvert d'une bonne épaisseur de terre engazonnée ou girbage et doté d'un long couloir d'entrée servant de sas, avec pour toute cheminée, un trou dans la paroi. Pas de table, les genoux en tenant lieu. Comme sièges, un quartier de roc ou un banquet en bois. Un bat-flanc en lauses, ou jas, recouvert de paille, de bruyère ou de genêt, pour tout lit. Un coffre pour les provisions. Des finestroles, ou niches, pour le rangement des menus objets. Dans un coin, les ustensiles pour la fabrication du fromage. À côté de l'entrée, la niche du chien affecté à la garde comme à la défense

Le masuc, formé d'un conduit menant à une salle souterraine haute en moyenne de 1,20 m, n'était rien d'autre qu'une cave où, sur des étagères, mûrissaient les fromages. Il était parfois intégré à la cabane des bergers. Son lieu d'implantation, son orientation et son matériau étaient choisis avec soin. Le cabanat était un grand abri pour les bêtes malades ou prêtes à mettre bas ou encore pour l'âne. Le parec, ou parré, était un enclos de murs en pierre sèche servant à protéger les bêtes des loups la nuit ou à les rassembler en vue des soins ou de la traite. Une marga, ou margue, couloir plus ou moins long, d'un mètre de largeur environ, servait à serrer les brebis en vue de la traite, facilitant ainsi la tâche du trayeur qui se tenait à l'extrémité la plus étroite et la plus fraîche, souvent à l'ombre d'un rocher. La margue était parfois semi-souterraine, voire souterraine, et se terminait alors dans le cabanat. À ces cinq bâtiments fondamentaux s'ajoutaient :
- la soue, pen ou parson del porc, où l'on enfermait chaque soir les cochons, nourris avec le petit lait;
- les poulaillers, abris rudimentaires intégrés aux murs des bâtiments et munis de perchoirs;
- le canal d'amenée d'eau, besau ou canaleta, conduisant l'eau à l'orri
.

La construction de tous ces ouvrages nécessitait l'emploi de divers outils : bêche, barre à mine, levier, masse, chèvre ou palan. Certains bergers, les peïriés, étaient même spécialisés dans la construction des orris. Les pierres étaient prélevées dans les éboulis proches5.

Le partage des estives, la distribution spatiale des orris relevaient d’ententes tacites. Il existait des groupements de plusieurs orris appartenant à diverses familles. Aujourd'hui, les bergers « ne font plus l' orri » et les sites d'estive sont à l'abandon depuis 1965

Source WIKIPEDIA

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